VÉRIFICATION DES BOUCHES A FEU
tnéme distance de Taxe de rotation de la bouche à feu , qui, dans ce cas, est Taxe de révolution de la surface extérieure ; la moitié du plus grand déplacement, comptée à Textrémité intérieure de la tige, est la mesure de Texccntricité pour la section sur laquelle on opère.
360. DéfauU de fabrication. Dans la fonte des canons, il arrive par fois que des impuretés de métal produisent des cendrures ; elles sont formées par les scories qui sont entraînées avec le métal ^ ce défaut a surtout lieu à remplacement des tourillons et des anses , où ces scories s^arrétent , et nuit à leur solidité.
Les soufflures se rencontrent plus particulièrement à la partie extérieure et proviennent, soit du dégagement des gaz, soit de rhumidité de quelque partie du moule. Les traces ou sillons formés par les gaz se nomment sifflets. Le retrait du métal permet le mouvement de la partie restée le plus long-temps fluide et produit des cavités grenues nommées chambres et piqûres,
361. Vérification des bouches à feu en fonte de fer. La vérification des dimensions des bouches à feu en fonte , se fait comme celle des bouches à feu en bronze -, mais ces bouches à feu n^étant pas tournées extérieurement, les tolérance^ accordées sont plus grandes.
La concentricité des deux surfaces se vérifie avec un compas dTépaisseur formé de deux longues règles en bois parallèles et réunies à Tune de leurs extrémités par une traverse ^ on introduit , dans Tâme de la bouche à feu , placée horizontalement. Tune des règles garnie de deux cylindres , par lesquels elle repose sur la paroi inférieure. L^autre règle porte à son extrémité libre , une rainure dans laquelle glbse une petite règle en fer , qui sert à mesurer la distance de la surface extérieure à la règle ; on prend la même mesure à Textrémité opposée du même diamètre, et la demi-difi*érence des deux cotes donne
«4* vé&iFiCAnon et rbceptiou.
l'excentricité. La tolérance sur l'excentricité, qui est d êutéc ordinairement (Uns le plan de la lucniére et dans une direction perpendiculaire, est de 2' 6'" pour les canons de 13 et au-dessus, et de i' 6'' pour les canons de 8 el au-dessonn , et pour les camnades.
tPHEUïE l'ES BOrCKES A FEIT.
562. Apri» la véri6cation des dimensions des bouches à feu nenves , ou s'assure que la nature du métal leur permet de résister long-temps à l'action des gai de la poudre el des chocs des projectiles ; aussi Ycpretiye du tir a été pratiquée depuis Irès-long-tenips j des auteurs font mention de plusieurs éprouves de bouches à feu exécutées dans le iS'sièdc f*). Les charges d'épreuves variaient suivant l'espèce de bouches à feu et suivant la nature du projectile ; elles étaient quelquefois des ^ du poids du boulet , d'autres fois du double. Pendant les premiers temps, la charge était du poids du projectile en plomb ; puis de celui du boulet de fer; le romhre de coups d'épreuves était ordinaire- Bi«at de trois. Vers la fin du 17* siècle, la cbarge était de I à I du poids du boulet. En i^iia, on éprouvait les canons par un coup au poids du boulet, un second aux I et Je trinsième aux |; la charge était placée dans des ^i^ousses ^ papier; on s'assurait ensuite que l'eaa ne ^rait pas au travers de la bouchf à feu.
365. Les épreuves du tir ont toujours été faite.^ daus des circonstances plus défevorables que celles du lir ordi- .naire, et actuellement les canons sont tirés cinq coups, sous l'angle de 5°, à la charge de la moitié du poids du
'(*) A Paris , 800S Loni» XI , en 1478. Chroniqiies d'Engueiran de Htaistrelet. Paris, 1603, vol. m. Autres nouvelles chronîquee nuuvellement adiUtionDoes , fol. 69, reclo.