ÉPREUVES DES BOUCHES A FEU
boulet pour les canons de siège, du tiers augmenté dVnc demi-livre pour les canons de campagne. Les dbnsier», lei mortiers et les pierriers sont tirés à chambre pleine (*); les premiers y cinq coups sous Tangle de 5*^^ et les autres deui coups sûus Tangle de So*" et deux sous celui de 60°.
364. Les canons en fer sont éprouvés par un tir de deux coups à la charge de moitié du poids du boulet, avec deux boulets et un valet sur la poudre et un sur les projectiles. Les caronades se tirent de même et sont chargées à chambre pleine. Une espèce de fonte n^est ad* mise pour la fabrication des bouches ,à feu de la marine, qu^autant quVlle a satisfait à Tépreuve à outrance, qui consiste dans le tir de cinquante-huit coups avec un canon de 8 long : quarante coups à la charge de 3^ ^ (1^,14^), dont les vingt premiers avec un boulet et les vingt autres avec deux boulets ; dix coups à la charge de 4^ ( ^^^Q^S)» avec 3 boulets ; cinq coups à la charge de 8^ et 6 boulets; enfin trois coups à la charge de 16^, avec i3 boulets. On met un valet de cordage sur la poudre et un sur le boulet. Le canon ne doit pas éclater dans le tir de ces cinquante-huit coups.
56S. Dégradations. Dans le tir des bouches à feu , la haute tension des gaz de la poudre, comprime les parois de Tàme au-delà de la limite de Télasticité du métal , et il en résulte des dépressions qu^on appelle refoulemens de métal. Ces accroissemens aux orifices se nomment évasemens ; lorsque Tadhérence du métal est entièrement vaincue , il se forme des crevasses. *
La hante température développée dans la combustion de la poudre , communiquée en partie au bronze , et dont
(*) A Toulouse , la charge employée pour Pépreuve de Tobuaier df 12 est de 0S5S8.
3if,^ VEBlf[C*riOS ET RÉCEPTION.
l'effet est peut-être aiigmenlé pat l'action chimique d» gaz , fait fondro la portioQ la plus fusible de l'alliage , et la sépare de l'autre partie qui reste solide; il en résulte 1 dos cavités ou chambres. Lorsque cet effet est augmenté, parle mourement rapide des gaz, les dégradations sil— loiment l'àme et produisent des affouiUemens. Loi qu'elles atteignent les arêtes saillantes , elles forment dei ^ égrénrmens.
566, Le projectile reposant habituellement sur la paroi inférieure do l'àme, et étant souvent pressé contre celle-ci par l'action des gaz , il comprime le métal et produit un logement qui tend à s'accroître i-apidemcnt , dès que sa porfondeur permet au projectile de s'y loger ; le métal refoulé en avant forme un bourrelet.
Les projectiles qui ne suivent pas la direction de l'axe de l'àme, vont rencontrer la paroi, la compriment et forment des dépressions nommées batiemens. Lorsque le battement a lieu près de la tranche de la bouche , le métal cède à l'extérieur , et il se forme des bavures sur la tranche el un égeiilemcnt à bouche. Quand le proiectile n'a pas une snr&ce unie, il produit des traces longitudinales nommées traînemens de boulet. En6n lorsqu'il se casse dans l'àme, les arêtes saillantes forment des eVo^em en.!. Lorsque la bouche à feu éprouve de fortes compressions intérieures , il se forme à sa surface extérieure des feutes nommées gerçures.
367. Limites du service des bouches à feu. Les canons de siège et de place sont regardés comme hors de service , 'lorsque l'augmentation du diamètre à l'emplacement habituel du boulet est arrivée à aS'' (4'°°)7) > ow lorsque ce diamètre est de ai"", et qu'il exista d'autres dépressions ou battemens de 3 1^', dans d'autres parties de l'àme ; l'expérience a montré que quand les dégradations sont arrivées à ce point, la justesse du tir est