‹ Traite D'Artillerie Theorique et PratiqueChapitre 9 sur 113 · ARMES DE MAIN. Q · texte numérisé non relu

ARMES DE MAIN. Q

remploi du canon dans les batailles y lequel fit perdre à la grosse cavalerie la supériorité qu^elle avait eue jusque là sur rinfanterie ; elle ne conserva plus que le sabre droit ou Vépée forte ; ces armes qui devaient être fortes pour agir contre des armures , ne furent allégées qu^après ia suppression totale des armes défensives qui couvraient complètement les hommes d'armes, du temps de Philippe- Auguste , et qui furent abandonnées peu à peu , à mesure que Tusage des armes à feu se répandit dans les armées \ cet abandon fut sans retour pour Finfanterie; mais la grosse cavalerie a repris la cuirasse. La lance a de nouveau été employée au commencement de ce siëde , mais seulement par la cavalerie légère, à Tinstar des troupes irrégulières tartares et arabes qui s'en sont toujours servi ; depuis quelques années die sert à armer une partie de la cavalerie de ligne.

Les armes de main ont ainsi varié à toutes les époques , et les armes de hast ont passé successivement et à plusieurs reprises , des mains de Tinfanterie dans cdles de la cavalerie et réciproquement.

40. Les armes tranchantes doivent être aussi minces que possible pour pénétrer plus facilement dans les corps; d'un autre c6té , elles doivent être assez épaisses pour soutcfnir l'arête vive et pour n'être pas brisées dans le dioc; il Ëiut donc que l'ouverture de l'angle formé par les faces latérales du tranchant, soit déterminée d'après le rapport de résistance des matières dont sont composés l'arme et le corps à trancher.

Pour agir sur le fer des armes défensives ^ cet angle doit être évidemment plus résistant que pour agir sur le bois, le cuir ou Jes chairs ; aussi pour le premier cas , l'angle ne doit pas être très-aigu , afin que l'arme ne soit pas exposée à être ébréchée facilement. Pour obvier, en partie , à cet inconvénient et avoir deux tranchansj on donne à

lO ARMES PORTATIVBS.

la section dé la lame là ibitne d^uo losange a (Fig. d).

Dans le$ armes destinées à agir sur des surfiices moins dures que celles du fer et de Fâirain, pour donner à la lame, sans en augmenter la largeur ^ im trandhant plus aigu et conserver la même étendue à la section , on donne à celle-ci une forme triangulaire idlotigée i ; on en renforce an besoin Tarète , et on en rend Tangle moitis aigu au moyen dW biseau c, comme cela a généralement li€fu pour les instrumens tranchans.

Cette disposition très-simple des lames , convient aux sabres courts , mais elle rend les armes longues trop lourdes poilr pouvoir être maniées facilement d^une seule main ^ il faut dans ce cas évider la lame par un ou plusieurs pans creux i/> ou gouttières fi Cette disposition est appli<{uée aux armes à un et à deux tntnchans d, f, gé Ldrs^e Parme est destinée principalement à tailler^ dn évide souvent tout le milieu de la lame d, f, de manière à reporter la plus grande épaisseiur veirs le dos , mais lorsqu'elle doit surtout servir à pointer y elle a besoin devoir une grande raideur , on lui donne des eôtes saillantes dans le sens perpendicidsâré à la largeur y et on pratiqué de diaqne côté deux pan^ cireux hs L'àréte saillante se trouve ordinairement sur le milieu dé la largeur de la lame, comme dans certains sablres de cavalerie de ligne* ^ on a cherché à €>btenir le même effet en laissant une baguette sur lé dôs de \k lame k y dW modèle abandonné.

11^. La section desarnites de main destinées à agir seu->lementdela pointe, doit présenter une égale résistance dans tous les seDS, et éette réristanée doit être la plus ^randc^ possiUe pour des sections écpiivalentes ^ afin de rémslr aiittî la solidité à la l^èreté 5 il n'est pas nécessaire alors d'avoiir é^d à la condition du tranchant.

La forme en éâne du fer dc^ certaines lances y remplit bien la condition d'égale résistance en tout sens^ mais

ARMES BLANGHBS EN USAGE. It

elle présente une surface de seotion d^une grande étendue , qui nuit à la facilité de renfoncement; on diminue le poids de ce fer, en le faisant creux a (Fig. 9).

Les sections à trois ou à quatre arêtes y comme celles des baïonnettes b, de certaines épées c et du fer des lanoes modernes d, présentent une section de moindre étendue à égalité de résistance à la flexion; elles donnent beaucoup de raideur à la lame.

La section en losange applati a qu^on donne actueUetnçnt aux épées , pennet une eertaine flexibilité qui diminue les chances 4e rupture , dans les armes dont la longueur est grande relativ^nent à leur largeur , et permet encore de les employer comme armes tranchantes.

12. La forme des hampes des armes de hast (Fig. xo) devrait être celle du solide de plus grande résistance à la rupture ; alors la plus forte dimension serait au milieu de la longueur, et la plus faible aux deux extrémités ; mais pour faciliter le maniement de Tarme , on reporte le centre de gravité g plus en arrière, en all^eant le c6té de la pointe et en renforçant le côté opposé , quoique par la m^anière de tenir T^rme, il ait moins d'^efforts à supporter que le premier. Les lances du moyen &ge avaiei^t une entaille pour la poignée , cette partie étant d\in trop fort diamètre pour pouvoir être saisie par la main r

ARMES BLANCHES EN USAGE DANS lVrMÉE FRANÇAISE.

43. Sa^re d'infanterie. Le sabre n^est donné qu'à quelques troupes d^infantetîe et ne forme qu'aune partie de leur armement ; il est peu employé comme arme de guerre , et ne sert le plus souvent qu^à couper du bois, pour les travaux de siège et di^dUDf^pement.

Le sabre que porta pendant trèi44ig-temps Tinfanterie, était à lame plate et légèrement caiinîbrée (Fig. 1 1).

la ABMES POBTATITES*

Kartillerie à pied portait depuis long-temito nh sabre plus court y plus solidement emmanché et dont la lame ressemblant à Fépée courte des romains , était propre à remplir Toffice d^outil tranchant , dont ces troupes ont plus particulièrement besoin.

14* Depuis quelques années on a adopté , pour Tinfanterie , un saï>re de même forme' que Tancien sabre d^artillerie. Le sabre ^ modèle i83i (Fig. 12), est formé dWe lame y d'aune monture et d^un fourreau.

La lame en acier est à deux tranchans ; on distingue lé talon, partie renforcée qui s^appuie contre la monture, la, pointe^ dite en langue de carpe ^ la soie en fer, destinée à fixer la lame sur la monture qu^elle traverse.

La monture est en cuivre , coulée dWe seule pièce , composée dW pommeau surmonté dW bouton demi" àiwe y sur lequel la soie est rivée ; dWe poignée à cordons ciselés > pour que Tarme puisse être empoignée plus solidement ; d^une croisière perpendiculaire à la poignée pour défondre la main.

liejburreau en cuir noir de vache cousu, est garni dans la partie inférieure d^un bout en cuivre et à la partie supérieure d^une chappe, tous deux collés et épingles; la chappe a un pontet dans lequel passe une courroie qui sert à fixer Tanné à la bufileterie ; dans la chappe se trouvent deux allèses eh bufile pour maintenir la lame dans le fourreau.

Dans Pancien sabre dlnÊinterie dit briquet, la lame légèrement cambrée > était à un seul tranchant, sans gouttière ni pan creux ; le dos était plat et se terminait vers la pointe en biseau aiSlé comme le tranchant ; la monture coulée dWe seule pièce, avait une garde, dont le prolongement se nommait quillon.

15. Le sabre d^officier et dVdjudant dlnfanterie se rapj^roche du briquet , la lame est plus longue , la poignée

ÀBBUS BLANCHES ES tJSAGE. l3

test en bois recouvert de bazane noircie et entôuirée de filigrane.

16. Epées. L^épée de troupe^ portée par lessous-ofEciers du génie , a une lame droite à deux tranchans y avec une arête au milieu | la poignée est en bois recouvert en filigrane, il y a une garde , une coquille et un quillon. Le fourreau est en cuir de vache , il est garni d^un bout et d^une chappe à laquelle est un crochet pour le fixer au baudrier.

17. L^épéedes officiers, des difierens grades, a lalame de même forme ; la poignée est plus soignée et plus riche ^ ces poignées difi%rent suivant qu^elles sont destinées aux officiers supérieurs, aux officiers généraux et aux maréchaux.

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