‹ Traite D'Artillerie Theorique et PratiqueChapitre 10 sur 113 · SABRES · texte numérisé non relu

SABRES

d*artnierie| dlnfan' 1816. 1831.

Longueur da k laine •

Longueur totale de Parme.

Poids de la lame et de la monture •

Idem de Parme et du fourreau

Prix de Parme de troupe.

Prix de Parme d^ffidera».

dX)flBcien dMofia.

terie, modèle

Modèle

d*Officiert Mipérieun

et géDérauz.

> 64et77'

19. Sabres de caycderie» La forme des sabres de la cavalerie y varie suivant qu^ils sont destinés à la cavalerie de ligne ou à la cavalerie légère ; les lames des premiers sont presque droites ^ les autres sont cambrées ; celles des

l4 ARltÊS POBTATIVBS.

sabres de canonniers montés sont plus cambrées et plutf courtes qne les précédentes. Ces différentes sortes de lames possèdent des propriétés partictdières qui les rendent plus propres à certains genres de combat.

Les armes cambrées sont plus faciles à employer comme armes tranchantes, ou armes de taille, pour plusieurs rai*sons : d^abord la direction du tranchant étant inclinée relativement à la direction du mouvement de IVrme, il est plus facile de faire glisser cette arme sur un corps pour en opérer la section , et il est plus aisé de maintenir le j^lan de la lame dans la direction du mouvement ; car la couibure (Fig. i3) tend à reporter Paréte tranchante en arrière de la ligne qui joint les points d'appui de Tàrmë dans la main , et par suite en maintient le plat dans là direction du mouvement, Geftte condition ne peut être satisfaite avec une lame droite qu'autant que la main oppo" ferait une résistance suffisante pour que Taime ne tournât pas sur plat.

20. Un sal^'e droit a (Fîg. i4) ou peu cambré h ,esX plus propre à poiplfr, parce que la ligne milieu de Ifi pointe, celle qui divise Tangle des deux biseaux en parties égales et qui est la direction de la résultante des résis^ tances , passant près de la poignée , point d'application de Feffort I présente la circonstance la plus favorable pour rimm,ersion de Farm? ; dans les lames très-cambrées c , au contraire , cette ligne passe loin de la poignée, à moins d'une cambrure de la points en sens inverse de la première , conime cel^ a lieu dans certaines armes orientales d^ disposirtîon qui diminue l'étçndue du tranchant destiné à tailler.

21. La cambrure des lames varie ainsi, suivant l'usage auquel l'arme est destinée ; la cavalerie de ligne , qui agit de la pointe contre les lignes d'infantene qu'elle diaige , a un sabre droit on très-pei^ cambré ; la cavalerie légère, dont le se^iœ rH^sA pas de charger en ligne 9 mais de oom-

ABMBS BUkNGHES Kf USAGE* l5

battre indiyiduellemeiit , a besoin de pouvoir frapper d^estoc et de taille.

Cest pour cela qu'on a donné à la cavalerie de ligne une lame très-peu camJ^rée (Fig. i5), très-propre à frapper de la pointe , ayant beaucoup de raideur, mais qui néanmoins peut encore servir à tailler.

Le sabre de la cavalerie légère (Fig. i6), un peu cambré , est propre à Tautre genre de combat , mais il peut encore servir à pointer.

Le canonnier monté n'ayant pas à faire usage de son arme pour charger en ligne , a un sabre (Fig. 17) trèscambré ; comme de plus il n'a à s'en servir qu'accidentellement et qu'il importe de le rendre peu embarrassant

dans les luatiœavi^ d'artillerie, sdti Mbte, d'une moindre longueur , se rapproche du sabre de cavalerie l^ère de l'an XI ; il est uti peu plus court et plus cambré.

22. Les lames de sabre de cavalerie , actuellement adoptées en France, sont en acier, à un tranchant et à un bizeau ; elles ont un pan creux ; la soie est en fer, pour qu'on puisse , en la rivant , fixer la lame à la monture.

La montiure est formée d'une poighée en bois récôuverï d'une ficelle et d'une basané assujettie par deux fils dé laiton tordus ; une large coquuîe y contre laquelle s'appuie le talon de la IsLme , et les bratiches de la gardé servent à défendre la Inàin du cavalier ; elles s'engagent dânë là calotte ^r laquelle la èoié est rivée.

La garde du sabre de canonnier monté n'a qu'une brancne , cônmié l'épéé où l'ancien briquet , afin que pendu au crochet , il ne gène pas le canonnier dans les manœuvres d'artiUerie.

Les fourreaux des sabres de cavalerie, autrefois en cuir, se détérioraient trop facilement; on les fait en tôle ; cette tôle , qui était en fer dans les anciens modèle», est actuellement en acier pour plus de légèreté

et pour être moins facilement faussée. L^eztrémité inférieure est garnie d^un dard pour garantir le fourreau de la prompte usure qui résisterait du frottement du sabre sur le sol 5 il a deux bracelets , garnis chacun d^un anneau pour le suspendre ; il porte à Textrénâté ouverte ime cuyette à battes ea acier faisant ressort, destinées à assujettir la lame dans le fourreau. Dans le sabre de ca^ nonnier, la cuvette est remplacée par un ressort placé sur le dos.

Tjbleju des dimensions principales des sabres

de cayalerie.

CiTUAkO

de ligne, modèle

CATALUIt

légère,

modèle

CivoaKiB»

monté, modèle

fjonpiifiiir totalfi <1a 1& lamp.-r.T.T.rtTT

0»,0203 iS25.

iS09

Flèche ou cambrure , mesurée au mi— lira de la lonfnieur...........*......

Poids de la lame et de 1^ monture .*,..

Idem du sabre çt du fourreau

Prix du sabre de troiine.. ....■.«■....■

Prix du sabre d^officîer -rtt-tftft-f

* Le nbn modèle «n XI «tait (^,052 de cambrure et 0^,875 de longueur.

2i. ZoTice^. La lance actuelle } modèle 1828 (Fig. 18), dont est armée une partie de la cavalerie française , est composée d'une hampe en bois de frêne , d'un fer de lance et d'un bout ou sabot servant de garniture à l'extrémité de la hampe > et de contre-poids au fer de lance.

Dans le fer de lance , la lame de forme triangulaire

ARMES DÉFENSIVES. l'J

à trois pans creux, est en acier, la douille et les bran- ' ches sont en fer et servent à le fixer à la hampe par des vis à bois ou des vis porte-étendart. Le modèle an* térîeur , modèle 1816 , ne difiere de celui-ci qu^en ce que les branches sont moins longues; le modèle 1809, avait une lame b , dont la section était un losange.

La hampe est formée de deux cônes tronqués réunis par leurs grandes bases.

Dimensions de la lance , modèle 1823.

Longueur de la lame o",z35

Longueur totale de la lance 2",842

Poids de la lance montée ^A^

Prix de la lance i i^j 7^

25. Hache de cavalerie. Le cavalier ayant ^habitude de se servir en campagne de son sabre pour couper du bois; et cette arme étant peu commode pour cela et facile à dégrader, on a donné à la cavalerie une petite hache pour le service du bivouac; elle est portée dans Tune des fontes et se compose d'un Jer et dW manche.

La longueur de cette hache emmanchée est de o"j385 ; elle a o*,i5 de la tête au tranchant, et pèse 2^,56; son prix est de 2*^,10.

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