SEEVICE SUR LES COTES
511. Si le vaisseau pouvait approcher Irès-près de la batterie, celle-ci serait plongée et les oaobnniers seraient exposés au feu des petits canons et aux coups de fusil des hommes placés dans les hunes. Pour y remédier^ on place près de la batterie quelques pièces de^ campagne avec lesquelles on tire à balles , pour enlever le bastingage des hunes, et on lance des compositions d^artificcs qui portent le feu dans la voilure » dans les cordages et dans la mature.
512. Embarquement et débarquement du' matériel d'artillerie. L^artillerie doit quelquefois embarquer du matériel sur des bàtikneos de transport ; pour le faire avec facilité et convenablement, il faut dresser \va état des objets à emporter, de leur nombre et de lour poids, en considérant comme une fois et demie aussi lourds les ob-« jets encombrant, tels que les armemens, les outils, etc. , dont le volume ne permet pas de charger les bâtimens du poids qu'ils pourraient porter. ^
La répartition du chargement , sur les divers bâtimens de transport, doit être faîte de telle sorte qu^on soit sur dWoir en même temps tous les objets nécessaires au mo^ ment du débarquement ; cette répartition dépend du but quW se propose; on doit prévoir que quelques bâtimens s^égareront ou n^arriveront pas à temps, et faire en-^ sorte de pouvoir se servir des seuls objets contenus sur chaque bâtiment et de ne manquer d^aucun objet indispensable; ainsi, on doit placer sur un bâtiment, tout Tarmement et Tapprovisionnement des bouches à feu quHl transporte, afin que la perte d^une portion du matériel ne rende pas Fautre inutile.
513. On démonte les voitures en ôtant les roues et même les essieux ; les ferrures sont 'placées dans des caisses numérotées et étiquetées , avec les outils nécessaires pour pouvoir remonter les voitures à bord.
OBCAKISATION , EMPLOI I
Les taunïUons confectionnées sont placées dans des caisses faciles ù mauier, de •^5'' au plus , et ayant deux poignées en cordage.
Les munitions doivent être bien étoupées et les caisses fermées, autant que possible, avec des cercles en boîs, ijui les enveloppent entièrement, et qui permettent de les ouvrir uvec promptitude.
En général , pour la conservation des objets et pour la facilité du transport, de la comptabilité et de l'arrimage, il faut diminuer, autant que possible, le nombre des colis , et pour cela encaisser ou réunir par paquets liés avec du menu cordage , les objets de même espèce qui eu sont susceptibles.
5I'i. Dans tout chargement de bâtiment, il faut placer les objets les plus lourds en dessous et les plus légers en dessus ; il ne faut engcrbcr les caisses à munitions que sur une petite hauteur , et ne placer par-dessus que des objets légers et en petit'nombre. Il ne faut mettre dans la cale que des objets qui ne peuvent être détériorés par l'eau qui y pénètre ordinairement , comme les bois de grosses dimensions et les projecliles.
Les bouches à feu et les affûts, dont on peut avoir besoin k rînstant du débarquement, peuvent se placer sur le pont, le long du bastingage, dans les endroits où ils ne g^ent pas la manœuvre.
515. Pour le débarquement, il faut remonter le plus promptement possible les voitures qui doivent servir au transport, réunir les divers objets, espèce par espèce , à mesure qu^on les débarque.