LE MURAL
el transformant en intervalles sensibles les plus légères différences , il nous met eii état , non seulement d'examiner la forme et la stracture des objets sur lesquels il est dirigé , mais aussi de rapporter leurs lieux apparens , atec toute la précision géométrique , aux parties d'une échelle quelconque avec lesquelles nous nous proposons de les comparer.
133. Le mode le plus simple par lequel ofi puisse exécuter la mesure d'un intervalle angulaire , est celui que nous venons de décrire ; mais , à la rigueur , ce mode ïï'est applicable qu'à des angles terrestres, à ceux qu'occupent sur l'horizon sensible les objets qui entourent notre statîôri , parce que ceux-là seulement demeurent statiomiaires pendant l'intCTvalle où le télescope passe sur le limbe d'tin objet à l'autre. Mais le mouvement diurne des cieux, en détruisant cette condition essentielle , rend la mesure directe de la distance angulaire d'un objet à l'autre irhpossible par ce moyen. Cependant la même objection ne subsiste plus si nous nous bornons à chercher à déterminer l'intervalle entre les cercles diurnes décrits par deux corps célestes quelconques. Supposons que chaque étoile , dans sa révolution diurne , laissât après elle une trace visible dans les cieux , une ligne fine de lumière , par exemple j alors un télescope , une fois pointé sur une étoile, de manière à mettre son image en coïncidence avec l'intersection des fils , demeurerait constamment braqué sur quelque portion de cette ligne , qui Continuerait par conséquent à paraître dans son champ comme une ligne lumineuse , coupant constamment le même point jusqu'au retour de l'étoile après sa complète révolution. Le télescope pourrait être , à volonté , dirigé d'une telle ligne à une autre , sans erreur ; et alors l'intervalle angulaire entre les deux cercles diurnes , dans le plan de rotation du télescope , pourrait se mesurer. Or quoique nous ne puissions voir le chemin d'une étoile dans les cieux , nous pouvons attendre que l'étoile elle-même traverse le champ de la vue , et saisir le moment de son passage pour placer l'intersection des fils de manière à ce que l'étoile la traverse; au moyen de quoi, lorsque le télescope est bien fixé, nous nous assurons de la position de son cercle diurne aussi bien que si nous avions continué à voir l'astre pendant un temps quelconque. La lecture du limbe peut alors se faire à loisir ) lorsqu'une autre étoile passe dans le plan du cercle nous pouvons faire mouvoir le télescope j et une observation semblable nous mettra en état d'assigner la place de son cercle diurne sur le limbe. On n'a qu'à répéter ces expériences alternativement tous les jours , à mesure que les étoiles passent , jusqu'à ce que l'on soit satisfait de leur résultat.
134. C'est là le principe du mural, qui n'est autre chose que le cercle que nous avons décrit à l'article 129, solidement soutenu , dans le plan du méridien par un long et puissant axe horizontal. Cet axe est introduit dans un mur massif (d'où l'instrument a tiré son nom) , et si bien assujéti par des vis , qu'on peut le placer à volonté dans une direction verticale ou horizontaïe; en sorte que, comme l'axe de la méridienne , on peut le maintenir dans l'exacte direction des points d'orient et d'occident de l'horizon.
155. Le méridien, rencontrant à angles droits tous les cercles diurnes décrits par les étoiles , son arc , intercepté entre deux quelconques d'entre elles mesu rera la plus courte distance entre ces cercles, et sera égal à la différence des déclinaisons , comme aussi à la différence des hauteurs méridiennes des corps , du moins lorsqu'elles sont corrigées de la réfraction. Ces différences alors ' sont les intervalles angulaires directement mesurés par le mural. Mais de' cellesci , en supposant connue la loi de réfraction , il est aisé de conclure non sedîement leurs différences , mais les quantités elles-mêmes , comme nous allons l'expliquer.
136. La déclinaison d'un corps céleste est le complément dé sa distaiiceau