‹ Traité d'astronomieChapitre 25 sur 116 · TRAITÉ D'ASTR. - ÉQUATORIAL OU MACHINE PÂRALLACTIQUE. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

TRAITÉ D'ASTR. - ÉQUATORIAL OU MACHINE PÂRALLACTIQUE. CHAPITRE II

quelconque de sa marche diurne, ou partout où il peut se présenter dans le ciel. Or , un point sur la sphère est déterminé en le rapportant à deux grands cercles qui se rencontrent à angles droits , ou à deux cercles dont l'un passe par les pôles de l'autre. Ces cercles, dans le langage géométrique, sont les coordonnées par lesquelles sa situation est déterminée : par exemple , sur la terre , un lieu est connu quand nous en connaissons la longitude et la latitude; dans le ciel étoile quand nous en connaissons l'ascension droite et la déclinaison ; dans l'hémisphère visible, quand nous en connaissons l'azimuth et la hauteur , etc.

147. Pour observer un corps céleste à un point quelconque de sa course diurne , il faut posséder les moyens d'y diriger un télescope , qui , par conséquent soit susceptible d'être mu dans deux plans à angles droits l'un de l'autre • et la quantité de son mouvement angulaire dans chacun doit être mesurée sur deux cercles coordonnés l'un à l'autre , dont les plans doivent être parallèles à ceux dans lesquels le télescope se meut. L'accomplissement pratique de cette condition s'effectue en faisant pénétrer l'axe de l'un des cercles dans celui de l'autre à angles droits. L'axe percé tourne sur des supports fixes , tandis que l'autre n'a de connexité avec aucun support extérieur, mais est soutenu entièrement par celui qu'il pénètre , lequel est fortifié et agrandi au point de perforation pour le recevoir. La figure 25 représente la forme la plus simple d'une pareille combinaison , quoique assurément ce ne soit pas la meilleure en fait de mécanisme. Les deux cercles indiquent les arcs parcourus au moyen de verniers; l'un attaché au support fixe qui porte le principal axe, l'autre à un bras qui part de cet axe. L'un et l'autre cercle sont aussi susceptibles d'être retenus par des vis de pression.

148. Il est manifeste qu'une pareille combinaison, de quelque manière que son axe principal soit pointé (pourvu que la direction en soit invariable) , nous mettra en état de déterminer la situation de tout corps céleste à l'égard de la station de l'observateur , au moyen d'angles comptés sur deux grands cercles dans l'hémisphère visible , l'un desquels a pour pôles les prolongemens de l'axe principal , ou les points d'expiration d'un système de lignes qui lui sont parallèles , et l'autre passe toujours par ces pôles : car le premier grand cercle est la ligne d'expiration de tous les plans parallèles au cercle AB , tandis que le dernier , dans toutes les positions de l'instrument, est la ligne d'expiration de tous les plans parallèles au cercle GH ; et ces deux plans étant , par la construction de l'instrument, à angles droits , les grands cercles, qui en sont les lignes d'expiration, doivent l'être aussi. Or, si deux grands cercles de la sphère se rencontrent à angles droits l'un passera toujours par les pôles de l'autre. '

149. Il n'y a, toutefois, que deux positions dans lesquelles un tel appareil puisse être monté de manière à être de quelque utilité pratique en astronomie. La première est celle où l'axe principal CD est parallèle à l'axe de la terre, et pointé , par conséquent , sur les pôles des cieux qui sont les points d'expiration de toutes les lignes dans ce système de parallèles , où , par conséquent , le plan du cercle AB est parallèle à l'équateur de la terre , et qu'ainsi il a ce dernier pour cercle d'expiration , et mesure , par ses arcs parcourus , les angles horaires, ou les différences d'ascension droite. Dans ce cas, les grands cercles dans les cieux , correspondant aux diverses positions que l'on peut faire prendre au cercle GH , parla rotation de l'instrument autour de son axe CD, sont tous des cercles horaires; et les arcs parcourus sur ce cercle seront les déclinaisons, ou les distances polaires , ou leurs différences.

150. Dans cette position , l'appareil prend le nom d'éqmtorial , ou , comme on I appelait anciennement , celui de macliine parallactique. C'est un des instruraens les plus commodes pour toutes les observations qui exigent qu'iui corps céleste soit

Page 1