MANIÈRE DE SE SERVIR DE L'EQUATORIAL
tenu long-temps en vue, parce que, une fois braqué sur le corps céleste, nous bouyonssuivre celui-ci aussi long-temps que nous voulons par un seul mouvement, c'esta-dire en tournant simplement tout l'appareil autour de son axe polaire - car puisque lorsque le télescope est pointé sur une étoile, l'angle entre sa direction et celle de Taxe polaire est égal à la distance polaire de l'étoile, il s'ensuit que , lorsqu'on le tourne autour de son axe, sans altérer la position du télescope sur le cercle GH, le point sur lequel il est dirigé sera toujours sur la petite circonférence des cieux qm coïncide avec la marche journalière de l'étoile. Dans beaucoup d'observations, c est là un avantage inappréciable, et qui n'appartient à aucun autre instrument. Un iait aussi usage de l'équatorial pour déterminer le lieu d'un objet inconnu en le comparant à celui d'un objet connu , par une méthode que nous décrirons au chapitre IV. Les ajustemens de l'équatorial sont assez compliqués et ditîiciles. La meilleure manière de s'y prendre, c'est de suivre l'étoile polaire dans toute sa révolution diurne, et d'observer , à des intervalles convenable^ a autres étoiles considérables dont les lieux sont bien reconnus.
151 . L'autre position dans laquelle on peut monter avantageusement un appareil compose comme nous l'avons décrit à l'article 1 4T , fîg. 25, est celle où l'axe principal occupe une position verticale, et où , par conséquent , l'un des cercles AB, correspond a 1 horizon céleste, et l'autre, GH, à un cercle vertical des cieux. Les angles mesurés sur le premier sont donc des azimuths , ou différences dazimuths et ceux sur le second , des distances zénithales, ou des hauteurs selon que la graduation commence du point supérieur du limbe , ou à 90" li est , en conséquence , connu sous le nom d'instrument des azimuths et des hauteurs. On s assure de la position verticale de l'axe principal, soit par un fil-àplomb suspendu à son extrémité supérieure, lequel, de quelque manière qu'il tournât tout autour , continuerait toujours à couper une seule et même mm-que ae foi près de son extrémité inférieure ; soit par un niveau fixé directement à travers 1 instrument, et dont la bulle d'air ne doit pas quitter sa place en faisant mouvoir ce dernier azimuthalement. Le point nord ou sud du cercle horizontal est reconnu en faisant coïncider le cercle vertical avec le plan du méridien par la même règle qui sert à opérer l'ajustement azimuthal du passage au mériaien (art. 137), et en notant, dans cette position, l'arc parcouru du cercle intérieur, ou par le procédé suivant ;
152. Qu'il s'agisse d'observer une étoile à une distance considérable à TomHt du méridien, en 1 amenant au point d'intersection des fils du télescope. Que dans cette position on prenne connaissance des divisions du limbe du cercle horizontal et que 1 on fixe bien le télescope sur le cercle vertical: que, lorsque l'étoile a passe le méridien , on la suive, en faisant mouvoir tout l'instrument du cote de 1 ouest, sans cependant desserrer lo, télescope , jusqu'à ce qu'elle se montre dans le champ de la vue, et que, en continuant le mouvement horizontal , 1 étoile et le point d'intersection des fils viennent encore à coïncider une lois. Dans cette position , il est évident que l'étoile doit avoir précisément la même hauteur au-dessus de l'horizon occidental , qu'elle l'avait au moment de la première observation au-dessus de l'oriental. Que l'on arrête le mouvement ^çp? point , et que l'on prenne de nouveau les divisions du cercle horizontal. La dilterence des arcs sera l'arc azimuthal décrit dans l'intervalle : or, il est évident que lorsque les hauteurs d'une étoile sont égales des deux côtés du méridien , ses azimtiths , soit qu'on les compte tous deux depuis le point nord de 1 horizon , ou tous deux depuis le point sud , doivent aussi être égaux , que , par conséquent , le point nord ou le point sud de l'horizon doit couper eu deux parties égales 1 arc azimuthal ainsi déterminé , et qu'ainsi ce point sera connu.
155. Ce moyen de déterminer les points nord et sud d'un cercle horizontal (par .lesquels, lorsqu'ils sont connus, nous pouvons tirer une ligne méridienne)