DÉVOLUTION SYNODIQUE DE LA LUNE
seront d'abord moindres que la moitié de la surface visible, ensuite plus grandes et enBn de nouveau moindres, jusqu'à ce que la lune disparaisse tout-à-fait à mesure qu'elle s'avance pour atteindre de nouveau le point A. '
552. Ces changemens mensuels d'aspects, on phases , comme on les appelle viennent donc de ce que la lune, corps opaque, est éclairée d'un côté par le soleil, et qu'elle en réfléchit, dans toutes les directions, une partie de la lumière qu'elle a ainsi reçue. Et qu'on ne trouve pas étonnant qu'une substance solide ainsi éclairée, montre de l'éclat et renvoie sa clarté à la terre. Elle né fait rien de plus que ce que produit un nuage blanc, qui se déploie sur le bel azur du firmament. Pendant le jour, à peine la lune se distingue-t-elle en clarté d'un pareil nuage; et, dans l'obscurité du soir, les nuages qui reçoivent les derniers rayons du soleil , paraissent jeter un éclat qui ne le cède en rien à celui qu'offre la lune pendant la nuit. Que la terre envoie aussi une semblable lumière à la lune mais probablement beaucoup plus intense en raison de son plus grand volume ' c'est ce que veulent les principes d'optique , et ce qui explique la visibilité de la partie obscure du disque de la jeune lune , quand elle marche vers son premier quartier ( art. 350 ). Car, lorsque la lune est presque nouvelle pour la terre celle-ci ( pour employer le même langage ) est presque pleine pour la première dont elle éclaire l'hémisphère obscur par une forte lumière terrestre ou cendrée ; et c'est une portion de cette dernière , renvoyée sur notre globe par réflexion , qui nous rend la lune visible pendant le crépuscule. A mesure que l'âge de la lune augmente, la terre lui présente une moindre portion de son côté éclairé et le phénomène en question (la lumière cendrée) se dissipe. '
553. Le mois lunaire est déterminé par le retour des phases de la lune • il compte d'une nouvelle lune à une autre , c'est-à-dire du moment où elle quitte sa conjonction avec le soleil jusqu'à celui où elle y retourne. Si le soleil était immobile comme une étoile , l'intervalle entre deux conjonctions serait le même que la période de la révolution sidérale de la lune (art. 358;; mais , comme le soleil suit un mouvement apparent dans le ciel dans la même direction que la lune seulement plus lent , cette dernière a plus qu'une période sidérale complète à accomplir pour rejoindre le soleil , ce qui exige plus de temps , et constitue le mois lunaire, ou, comme on l'appelle généralement en astronomie, révolution synodique. La différence se calcule avec facilité , en considérant que l'arc surabondant, quel qu'il soit , est décrit par le soleil avec la vitesse de 0^.98565 par jour, dans le même temps que la lune décrit cet arc plus une révolution complète avec une vitesse de 13°. 17640 par jour; et les temps pour les décrire étant identiques , les espaces sont entre eux comme les vitesses. D'après ces données une légère connaissance de l'arithmétique suffira pour déduire l'arc en question ' et le temps employé par la lune à le parcourir. Ce temps étant l'excès de la révolution synodique sur celle sidérale, on trouvera que la première est de 29j. 121». 44'. 2"., 87. i i'
354. En supposant (fîg. 51) que la position des nœuds de l'orbite le permette quand la lune sera en A (ou qu'il y aura nouvelle lune) , elle interceptera une partie ou la totalité des rayons du soleil, et produira une éclipse solaire. D'autre part , lorsqu'elle sera en E (ou qu'il y aura pleine lune) , la terre O interceptera les rayons du soleil, et jeter a une ombre sur la lune , ce qui occasionnera une éclipse lunaire. Ceci est entièrement d'accord avec le fait , les éclipses , dans ce dernier cas, n'arrivant jamais qu'au temps précis de la pleine lune. Mais ce qu'il y a de plus remarquable encore , comme confirmatif de la sphéricité de 'la terre cette ombre , que nous voyons clairement se porter sur le disque de la lune et' pour ainsi dire , le dévorer , est toujours terminée par une ligne circulaire. Or ' un corps qui jette toujours une ombre circulaire doit être lui-même sphérique. '
obo. Les éclipses de soleil sont le mieux comprises en regardant le soleil et la