‹ Traité d'astronomie pratique, comprenant l'exposition du calcul des éphémérides astronomiques et nautiques, d'après les méthodes en usage dans la composition de la Connaissance des tempe et du Nautical almanac, avec une introduction historique et de nombreuses notes (volume 2)Chapitre 7 sur 201 · PREMIÈRE SECTION. XIX · texte numérisé non relu

PREMIÈRE SECTION. XIX

confiée à ce corps savant (*). Lalande, qui en prît la direction pour la seconde fois, fit paraître le Volume de Tan III (i-jgS), dont la publication avait été longtemps retardée par les troubles de la Révolution, la détention de Cassini et aussi par le nouveau calendrier que Ton voulait alors faire entrer dans la composition de cet Ou- \Tage. Le Volume de Tannée suivante éprouva le même retard, et ce n'est qu'en l'an V qu'on put en continuer régulièrement la publication et le donner deux ans à l'avance, comme on avait coutume de le faire auparavant. Lalande, aidé de Prony, Borda, Bouvard et Méchain, continua à rédiger la Connaissance des Temps jusqu'en i8o3, époque à laquelle Delambre en prit la direction. Largeteau commença à s'en occuper en 1849 ^^ ^* Matthieu en fut chargé à partir de i856. Outre les astronomes dont nous venons de citer les noms, d'autres savants, tels que Laugier, Le Verrier, Delaunay, Puiseux, y ont coopéré d'une manière plus ou moins suivie. De nos jours, c'est M. Maurice Lœwy qui en est chargé et, grâce aux soins éclairés de ce savant, la rédaction de nos Ephémérides ne laisse plus rien à désirer.

Beaucoup d'autres Ephémérides importantes parurent en même temps que la Connaissance des Temps, et c'est ici le lieu d'en parler avec quelques détails.

Lorsque l'Académie des Sciences vit, en 1700, que les Ephémérides d'Argoli finissaient, elle chargea La Hire fils de les continuer; mais, comme nous l'avons vu, celui-ci ne fit paraître que les années 1701-1703 : l'incident regrettable auquel donna lieu l'un de ces Volumes fut sans doute la cause qui obligea leur auteur à en interrompre la publication. Desforges, sous le nom de Beaulieu, en calcula d'autres qui vont de 1701 à 1714 inclusivement. Ces Ephémérides furent ensuite étendues jusqu'à 1744 P^"" Desplaces, et continuées par La Caille et Lalande jusqu'en 1792. Outre les Ephémérides de 171 6-1744 dont nous parlons. Desplaces avait donné trois Volumes d'Éphémérides de 1706 à 1708, qui furent calculées sur les Tables de La Hire père; cet astronome était

(') Depuis 1797, le Bureau des Longitudes rédige et publie un Annuaire donl la partie astronomique est principalement extraite de la Connaissance des Temps. Arago et Delaunay ont beaucoup contribué, par leurs intéressâmes Notices, à rendre cet Ouvrage populaire en France.

XX INTRODUCTION HISTOEIQUB.

aussi l'auteur de petits calendriers qui parurent à partir de 1720 sous le titre (VJEtat du Ciel et dont la suite va jusqu'en i^SS. Vers la même époque, Lieulaud, qui dirigeait la Connaissance des Temps^ fit paraître huit années d'Éphémérides qui s'étendent de 1704 à 171 1 inclusivement. C'est par ordre de l'Académie et pour faire suite aux Éphémérides de La Hire fils, que ce travail fut entrepris; mais il paraît que Lieutaud n'y prit aucune part, et que Desplaces et Bomie en furent seuls chargés. Ce dernier donna les années 1709, 17 10 et 171 1, mais il copia entièrement et sans les rectifier, car elles étaient fautives, les Éphémérides de Bcaulieu dont nous avons parlé plus haut.

Cette suite d'Éphémérides françaises fut imitée, en Italie, en Autriche, en Angleterre, en Allemagne, etc., par divers savants. En 1715, Eustache Manfredi, aidé de plusieurs calculateurs, fit paraître, en deux Volumes in-4°, des Éphémérides qui s'étendent jusqu'à 1725. Elles furent imprimées à Bologne et calculées sur les Tables de Cassini. La suite en fut donnée par l'auteur lui-même en 1725 et étendue jusqu'à 1750; Zanolli etMatteucci les continuèrent jusqu'en 1810. Jean Gauppe, ministre à Lindeau, publia aussi des Éphémérides qui s'étendent de 1717 à 1720 et des calendriers astronomiques à la suite desquels on trouve plusieurs observations d'éclipsés. En 1 7a i ,on imprima à Londres les Éphémérides de Parker, en quatre Volumes in-12, pour les années 1721-1724, qui eurent quelque succès : Halley fournissait à l'auteur tous les calculs relatifs aux planètes supérieures, ce qui contribua beaucoup à les accréditer. Un peu plus tard, parurent à Venise les Ephémérides de Aug. CapelU pour les années 1781-1736 inclusivement : ces Éphémérides étaient calculées sur les Tables de Flamsteed et assez exactes.

Les Éphémérides que le P. Hell publia à Vienne en 1756 jouirent d'une grande réputation, à cause du nombre considérable de dissertations, d'observations et de Tables astronomiques que l'auteur y avait rassemblées. Elles furent continuées, chaque année, sans interruption, par les soins de cet excellent astronome, aidé du P. Pilgram et de A. Mayr. En 1787, Triesnecker commença à seconder Hell dans ce travail et Bûrg s'y associa en 1796.

L'Académie de Berlin suivit l'exemple des savants autrichiens et fit paraître en 1774 ses A stronomische Jahrbuchy etc., in-8% pour 1776, dont la publication n'a pas été interrompue depuis cette

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