X INTRODUCTION HISTORIQUE
aussi Fautenr de petits calendriers qui parurent à partir de 1720 sous le titre à' Etat du Ciel et dont la suite va jusqu'en 1^35. Vers la même époque, Lieutaud, qui dirigeait la Connaissance des Temps^ fit paraître huit années d'Éphémérides qui s'étendent de 1704 à 171 1 inclusivement. C'est par ordre de l'Académie et pour faire suite aux Éphémérides de La Hire fils, que ce travail fut entrepris; mais il paraît que Lieutaud n'y prit aucune part, et que Desplaces et Bomie en furent seuls chargés. Ce dernier donna les années 1709, 17 10 et 171 1, mais il copia entièrement et sans les rectifier, car elles étaient fautives, les Éphémérides de Beaulieu dont nous avons parlé plus haut.
Cette suite d'Éphémérides françaises fut imitée, en Italie, en Autriche, en Angleterre, en Allemagne, etc., par divers savants. En 171.5, Eustache Manfredi, aidé de plusieurs calculateurs, fit paraître, en deux Volumes in-4**, des Ephémérides qui s'étendent jusqu'à 1725. Elles furent imprimées à Bologne et calculées sur les Tables de Cassini. La suite en fut donnée par l'auteur lui-même en 1725 et étendue jusqu'à 1750; Zanotti clMalteucci les continuèrent jusqu'en 1810. Jean Gauppe, ministre à Lindeau, publia aussi des Ephémérides qui s'étendent de 171 7 à 1720 et des calendriers astronomiques à la suite desquels on trouve plusieurs observations d'écIij)ses.En 1721, on imprima àLondreslesEphéméridesde Parker, en quatre Volumes in-12, pour les années 1 721-1724, qui eurent quelque succès : Ilallcy fournissait à l'auteur tous les calculs relatifs aux planètes supérieures, ce qui contribua beaucoup à les accréditer. Un peu plus tard, parurent à Venise les Ephémérides de Aug. Capelli pour les années 1 731- 1736 inclusivement : ces Ephémérides étaient calculées sur les Tables de Flamsteed et assez exactes.
Les Ephémérides que le P. Hell publia à Vienne en 1756 jouirent d'une grande réputation, à cause du nombre considérable de dissertations, d'observations et de Tables astronomiques que l'auteur y avait rassemblées. Elles furent continuées, chaque année, sans interruption, par les soins de cet excellent astronome, aidé du P. Pilgram et de A. Mayr. En 1787, Triesnecker commença à seconder Hell dans ce travail et Biirg: s'v associa en i^()6.
L'Académie de Berlin suivit l'exemple des savants autrichiens et fit paraître en 1774 ses ^stronomische Jahrbuch, etc., in-8% pour i77(>, dont la publication n'a pas été interrompue depuis cette