‹ Traité d'astronomie pratique, comprenant l'exposition du calcul des éphémérides astronomiques et nautiques, d'après les méthodes en usage dans la composition de la Connaissance des tempe et du Nautical almanac, avec une introduction historique et de nombreuses notesChapitre 13 sur 194 · PREMIERE SECTION. XXI · texte numérisé non relu

PREMIERE SECTION. XXI

époque. Bode, qui en fut le premier chargé, continua à rédiger cet Ouvrage jusqu'en 1829, aidé de Schulze et d'autres savants. Lambert, Bernoulli, Lexell y collaborèrent aussi et ne cessèrent de l'enrichir chaque année du fruit de leurs recherches et de leurs observations. En 1793, 1795 et 1798, on Ct paraître trois Volumes de supplément dans lesquels se trouvaient renfermés des Mémoires et des observations qui avaient été envoyés à Bode en trop grand nombre pour pouvoir entrer dans ses Ephémérides ; on trouve dans le second de ces Volumes une Table très utile des articles contenus dans ce Recueil depuis 1776 jusqu'à 1 797. Encke succéda à Bode en i83o, et de nos jours ce sont MM. W. Fœrster et F. Tieljen qui sont chargés du soin de celte' importante publication.

En même temps que parurent les Ephémérides de Berlin, on publia en Italie celles de l'abbé de Cesaris, auxquelles F. Reggio mit son nom un peu plus tard. Ces Ephémérides, qui ont été continuées chaque année sans interruption, parurent pour la première fois à Milan, sous le titre àe Effenieridi astronomiche per Vanno 1775, calculate per meridiano di Milano ; in-4°. On y trouve un grand nombre d'observations astronomiques et météorologiques, et des Mémoires intéressants rédigés sur divers sujets d'Astronomie par les PP. Lagrange, Gerra et Boscovich. Delambre, Méchain, Callandrelli, Piazzi et autres y collaborèrent aussi *et en accrurent considérablement l'importance et Ja réputation par les nombreux travaux qu'ils y laissèrent. A notre époque, ces Ephémérides ont été continuées avec beaucoup de succès par Oriani et Carlini, astronomes du plus grand mérite.

Ce n'est qu'en 1766 que le Bureau des Longitudes d'Angleterre fit paraître \e Nautical almanac and Aslronornical Ephemeris, in-S**, pour l'année 1767. Maskelyne, qui en prit la direction à cette époque, suivit dans l'exécution de cet Ouvrage le plan tracé par La Caille dans ses Ephémérides de 1705, en adoptant à peu près la forme et la disposition de la Connaissance des Temps; mais il donna avec un soin particulier et une extension très grande tous les calculs relatifs à la Lune, et fut le premier, comme nous Tavons dit, à fournir les distances de cet astre au Soleil et aux principales étoiles, éléments que Lalande transporta un peu plus tard dans la Connaissance des Temps, n'ayant ni le loisir de les calculer lui-même, ni les moyens que le Bureau des I^ongitudes

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