‹ Traité d'astronomie pratique, comprenant l'exposition du calcul des éphémérides astronomiques et nautiques, d'après les méthodes en usage dans la composition de la Connaissance des tempe et du Nautical almanac, avec une introduction historique et de nombreuses notesChapitre 137 sur 194 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

PRÉDICTION DES ÉCLIPSES ET DES CONFIGURATIONS DES SATELLITES DE JUPITER.

I- — Ses particularités que présente le phénomène des éclipses

des satellites de Jupiter.

Le cône d'ombre projeté par Jupiter du côté opposé au Soleil ^ *îtend fort au delà de l'orbe du quatrième satellite. Il en résulte que les quatre satellites peuvent y pénétrer et par suite être éclipsés. Le premier y pénètre, en effet, à chaque révolution, à cause du peu d'in- ^"Haison de son orbite sur celle de la planète, et il en est de même ^^ second et du troisième. Quant au quatrième, dont Tinclinaison ^^t beaucoup plus sensible, il passe quelquefois au-dessus ou au- ^ssous du cône d'ombre et, dans ce cas, n'est point éclipsé.

^es éclipses des satellites de Jupiter, à cause de la promptitude

^ leurs révolutions sidérales, sont des phénomènes extrêmement

^^Uents, mais dont il n'est pas toujours possible d'observer les

"'^^ses- Vers l'époque de la conjonction, par exemple, Jupiter est

P'^^Sque entièrement effacé par l'éclat du Soleil, et il se passe plu-

^^Urs mois avant qu'on puisse observer les éclipses de ses satel-

Soient s (/î^. 24) le Soleil, TT'T'.T, l'orbite de la Terre, JJu-

piler et SCD Torbite d'un de ses satellites. (Les flèches indiquen dans quel sens s'efiectue le mouvement.) Quand la Terre est vers Jupiter est près d'entrer en conjonction; cette planète passe alo au méridien presque en même temps que le Soleil, et les éclipses d( satellites ne sont pas observables, à cause de la proximité de c astre. Lorsque la Terre est en B, Jupiter est en opposition, pas; au méridien à minuit et nous cache son cône d'ombre. Donc, da ce cas encore, il n'y a point d'éclipsé. De T en T', c'est-à-dii depuis la conjonction jusqu'à l'opposition, Jupiter passant au m ridien après minuit, le cône d'ombre se trouve situé pour nous côté droit ou à Y occident de la planète et, dans ce cas, on ne pe observer les émersions du premier et du deuxième satellite,

Fig. 3'|.

même celles du troisième, si ce n'est à la quadrature, c'est-à-di quand Jupiter est à 90^ du Soleil; les iiwnersions sont seules v sibles. Enfin de T', en T|, c'est-à-dire de l'opposition jusqu'à conjonction, Jupiter passant au méridien avant minuit, Tombi projetée par cette planète se trouve située pour nous à Varient du côté gauche de Tastre, et l'on ne peut voir que Vémersion premier et du deuxième satellite. Quant au quatrième satellite, les circonstances atmosphériques de nuit sont favorables, on pe voir son immersion et son émersion.

Ainsi, pour reconnaître aisément la place qu'occupent, par ra port à Jupiter, les satellites dont on se propose d'observer Ti mersion ou Témersion, il faut suivre les règles suivantes, que pre crit la Connaissance des Temps :

I® Avant l'opposition, c'est-à-dire pendant tout le temps q Jupiter passe au méridien le matin, Tombre est située à Voccide de cette planète, et les immersions ou les émersions se font de côté.

2,^ Après Topposition, lorsque Jupiter passe au méridien ava

PaSDIGTION DBS ÉCLIPSES DES SATELLITES DE JUPITER. 189

minuit, c'est toujours à V orient de la planète que sont les satellites qui doivent entrer dans Tombre ou qui doivent en sortir.

3** Avant l'opposition, on ne peut voir que les immersions du premier satellite, et après l'opposition il n'y a que les émersions qui puissent être observées; c'est, en général, la même chose pour le second satellite. Il arrive cependant quelquefois qu'on peut observer l'immersion et l'émersion, lorsque Jupiter est en quadrature. Il est superflu de faire remarquer ici que les apparences seraient contraires, si Ton se servait d'une lunette qui renverse les objets.

II. — Disposition et usage des Tables écliptiqnes des satellites

de Jupiter. — Tables du premier satellite.

Les éclipses des satellites de Jupiter données dans la Connaissance des Temps sont calculées à l'aide des Tables de Damoiseau, publiées par le Bureau des Longitudes en i836.

Hies instants de ces phénomènes y sont indiqués en temps moyen astronomique compté à midi; on a marqué d'un astérisque les éclipses qui sont visibles à Paris ( * ), c'est-à-dire qui arrivent à une heure de la nuit où Jupiter est sur l'horizon (=*). Pour faire usage de ces Tables, et d'abord de celles du premier satellite, on comna^Bcera par chercher dans la Table I la conjonction moyenne de * sinnée proposée, ainsi que les arguments des diverses inégalités q«ai se trouvent sur la même ligne et qui portent les désignations sttÎTantes : fraction de Vannée, i, 2, 3, . . . , 9, I, II, III. On prendï*^ ensuite dans la Table II {révolution pour les jours de Vannée) *^ ligne du jour donné, que l'on écrira immédiatement au-dessous ^^ la ligne des époques de conjonctions moyennes et des inéga- S^lilés (en ayant soin, dans les années bissextiles, de diminuer ^ One unité le nombre de jours après février).

, C *) Relativement à un autre méridien, il suffirait, pour avoir le temps qui con- . ^^cit au lieu où l'éclipsé doit s'observer, d'ajouter aux temps marqués des éclipses V^ différence des longitudes réduites en temps, si l'on était à l'orient de Paris, ou «1 retrancher cette différence, si Ton était à l'occident. Si ce temps tombait dans

^ ^uit, on verrait ensuite si Jupiter doit être sur l'horizon, au moyen de son lever ^ ^c son coucher.

C ') Pour qu'une éclipse de satellite soit visible, il faut que Jupiter soit élevé ^^<^ l'horizon d'au moins 8*; et il faut de plus que le Soleil soit à plus de 8* au- ^!isoas de ce cercle.

190 TROISIÈMB PAariB. — CHAPITaB I.

Lasommedesdeux/rac/io/15 de Vannée fournies par les Tables I et II sera la fraction de Tannée correspondante au moment de Técllpse ety réunie à Tannée donnée, formera Targument à Taide duquel on trouvera, par la Table suivante III {perturbation de Jupiter et autres inégalités), les termes de perturbations pour le temps de Téclipse. On réunira ensuite ces termes à ceux de la conjonction moyenne, et on fera Taddition des arguments : fractionde Vannée^ 1,2, 8, 9. Quant aux autres arguments, ils devront subir des corrections déterminées :

Pour Targ. 3, avec Targ. 1, dans la Table IV et Targ. 9 dans la Table VIII ;

Pour rargument 4^ avec Targument i dans la Table V;

Pour Targument 5, avec Targument i dans la Table VI;

Pour les arguments 6, 7, I, II, III, avec Targument i dans la Table VII.

La somme de ces différents termes étant faite, on prendra dans les Tables IX-XYIII toutes les équations de la conjonction, qui seront alors données :

Dans la Table IX, avec Targument i ;

Dans la Table X, avec Targument 3;

Dans la Table XI, avec les arguments 1 et 3;

Dans la Table XII, avec les arguments 2 et 3;

Dans la Table XIII, avec Targument 4;

Dans les Tables XIV-XVIII, avec les arg. 5, 6, 7, 8, 9 respectivement.

On y joindra le terme de la réduction au milieu de V éclipse j ^ <, donné par la Table XIX, avec le nombre I pour argument, et la .^^.a somme de tous ces termes, auxquels on joindra ceux déjà inscrits ^^^ ,^s dans la colonne des conjonctions moyennes, exprimera Tinstant du^L» ^u milieu de Téclipse en temps civil moyen.

Relativement à la demi-durée de Téclipse, on cherchera dans les ^^^^es Tables XX, XXI et XXII, aveclesargumentsI,IIetIII, les nombres ^^-ats qui leur correspondent. La somme M de ces trois nombres sert-iB-^ra Targument de la demi-durée que Ton obtiendra alors, ainsi que le^^ K les nombres N et P qui servent à la corriger à Taide de la Table XXIH I JDlV Pour effectuer la correction de la demi-durée, on prendra dans \^^M. les Tables XXIV et XXV, avec les arguments 4 et 1, les nombres cc^:^ correspondants; on multipliera le premier par N, le second par P; - ^ ef la somme de ces deux produits, pris avec un signe convenable^ se^^ .era

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