‹ Traité d'astronomie pratique, comprenant l'exposition du calcul des éphémérides astronomiques et nautiques, d'après les méthodes en usage dans la composition de la Connaissance des tempe et du Nautical almanac, avec une introduction historique et de nombreuses notesChapitre 38 sur 194 · LXII INTRODUCTION HISTORIQUE · texte numérisé non relu

LXII INTRODUCTION HISTORIQUE

pût être exactement appréciée. Lalande, qui reprît un peu plus tard ces calculs, réduisit les Tables de Wargentin en une seule dépendante d'un seul argument, qui est la longitude moyenne de Jupiter moins celle de Saturne, et les inséra dans la Connaissance des Temps de l'an 1764; mais ces Tables étaient à double entrée et moins commodes que celles de Wargentin. C'est ce qui engagea sans doute cet astronome à reproduire ces dernières dans la Connaissance des Temps de 1766. Quant aux Tables générales de Wargentin, Lalande en donna une seconde édition en 1759, dans la traduction des Tables de Halley, puis une troisième qui parut en 1771^ revue et corrigée sur un nouveau manuscrit de Wargentin.

Un phénomène bien remarquable et dont la cause a été longtemps ignorée est la variation de Tinclinaison des orbes des satellites. Maraldi, auquel la théorie des satellites doit d'intéressantes recherches sur tous ses points, fut le premier à constater l'existence de ce curieux phénomène. Par Tensemble des observations qu'il possédait en 17.17 du deuxième satellite, il reconnut que la durée des éclipses de ce satellite n'était pas constamment la même et qu'elle avait dû varier de 1668 à 1710 d'environ o**ai", en passant par une période de décroissenient de 1668 à 1691, et par une période d'accroissement à peu près égale de i(>9i à 1727. En idtiS, celle durée avait été de a*'38", en 1680 de 2**39"; \c> observations de 1691 la mou Iraient d'environ 2**i3", celles df 1715 de 2*'i7", et eniin celles de 1727 de •i'^Si". Ainsi celte duré»» de i(ic>8 à 1715 avait varié deo^'ai'", comme nous venons de h* dire, et elle avait été à jx^u près la morne aux époques 1680-1727 et itH)i-i7i 5. Maraldi ne crut pas avec raison quon piil expliquer celte dillVrence de la durée autrement que par la variation de rinclinuison« et c'est en eflVt à celle hypothèse qu'il s'en lient délînilivemonl ^'V Mais quelle pou\ail être la cause d'un phénomèn».' aussi singulier que celui de la variation de Tinclinaison? car la seule attraction des satellites les uns sur les autres paraissait ini-

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