X INTRODUCTION HISTORIQUE
en avaîl accepté la dédicace, fil présent à Tauleur d'une somme de huit cents écus d'or. CcsEphémérides eurent un tel succès que, malgré le prix fort élevé de douze écus d'or que coûtait chaque exemplaire, l'édition entière se répandit dans toutes les contrées de l'Europe et fut rapidement épuisée. Peu de temps après la publication de cet Ouvrage, en i47^>? le même auteur fit paraître son Kalendariuni noi'um, Ouvrage du même genre que le précédent et qui fut réimprimé en 1482, i483, i485, 1489, i Igî, puis une dernière fois à Augshourg en i499« ^c calendrier et les Epliémérides qui le précédèrent furent imprimés par les soins de Bernard Waller, riche amateur d'Astronomie qui avait étahli à ses frais une imprimerie à Nuremberg et chez lequel Regiomontanus s'était retiré, en 1471, lors des troubles de Bohème. Avant Regiomontanus, il existait des Ephémérides, mais ces Ouvrages étaient si défectueux, si mal en ordre et si peu étendus, qu'il est inutile d'en faire ici une longue mention. Citons seulement pour mémoire les Tabula* astronomicœ et Ephemerides, de Salomon Jarchus, qui datent de ii5o; celles du célèbre Purbach, le maître de Regiomontanus, composées de i43o à i4^)i sous le titre de Almanach perpetuum pro omnibus planetis ad plures annos, (»t enfin un volume d'Éphémérides que l'on conserve à la Bibliothè(|ue nationale et qui date de Tan i44'^*
L'empressement avec lequel les Ephémérides astronomiques de Regiomontanus furent reçues par les diverses nations de TEurope, ritalie, la France, la Hongrie, la Grande-Bretagne, etc., et la réjiutation que cet Ouvrage valut à son auteur, engagèrent les savants de ces pavs à en calculer de semblables. En i48a, parurent, sans nom de lieu, les Ephémérides de J. Stofiler pour une période de 36 ans, depuis 1482 jusqu'à i5i8. Ces Ephémérides furent ensuite étendues jusqu'à i55o et réimprimées plusieurs fois en Allemagne et en ItaHe,avecou sans commentaires. Dans l'édition que Stofiler publia iui-méme de ses Ephémérides, en i5i3, sous le titre de Almanach noK*a plurimis annis venturis insrrK'irntiay etc., il annonce, pour le commencement de Tannée 1 5u4, un grand déluge qui devait bouleverser toute la surface de la Terre, ce qui ne l'empêcha pas de continuer ses calculs et de donner des prédictions pour les années qui devaient suivre ce terrible événement. Toutes les éditions des Ephémérides de Stofiler sont rares, mais ce sont
PRElflÉRE SECTION. XI
surtout celles imprimées à Venise en i5o4 et i5o6 qu'il est bien diflicile de se procurer.
Aux Éphémérîdes de Stoffler succédèrent celles de Bernard de Granollach : Sumario en el quai se contienen las conjoncio^ nés y oposiciones, los éclipses de Sol et Luna^ fies ta mobile desde el anno i488 hasta i55o; in-4**. Ce Bernard de Granollach, à ce que nous apprend Nicolas Antonio Adctis sdi Bibliotheca Uispana, était un docteur en médecine de Barcelone ; l'Ouvrage, quoique sans date, est probablement de 1487 ou de 1488. Puis, furent successivement publiées les Éphémérides de Zacutus, dont la première édition date de i496(*)5 celles de J. Angeli, imprimées à Vienne, et qui vont de i494 ^ i5oo; celles de Stadius qui s'étendent de i554 à 1606 : la dernière édition date de iSjo. Les Ephémérides de Leovitius forment un grand volume in-folio et vont de i556 à 1606; celles de Pi ta tus, imprimées à Vienne, s'étendent de i552 à iSôa; celles de Moleti comprennent vingt années, depuis i564 jusqu'à i584*7 Scala en a donné qui vont de 1589 à iGoo; celles de Magini s'étendent de i58i à i63o. Les Éphémérides de Carelli calculées pour le méridien de Vienne vont de i558à 1577; celles de Nicolas Simi de i554 à i568; celles de Mœstlini de i564 à i584; celles d'Everliardt de 1090 à 1610. Enfin, en iSgS, Dorigan publia des Éphémérides qui s'étendent de 1095 à 1654 et qui eurent trois éditions : la première parut à Francfort-sur-rOder et date de iSgS ; la seconde est de 1699 et la troisième de 1609.
Au commencement du xvii® siècle, on imprima à Madrid des Eféme rides générales de los movimentos de los aie los, in-folio, parSuarez de Arguello. Ces Éphémérides, qui vont de 1607 à 16 18, furent calculées sur les Tables Alphonsines et sur celles de Copernic. Vers la même époque, parurent à Londres les Ephemeris froni the year 1609 totheyear 161 7; in-4** de J. Searle, ouvrage qui fut probablement le premier en ce genre publié en Angleterre. Kepler publia aussi des Éphémérides qui eurent beaucoup de succès et qui furent successivement étendues de 161 7 jusqu'à
(*) Les autres éditions sont de i499» i^o^ et 1572. L'cdilion originale de i'{96 est fort rare; on n'en connaît qu'un exemplaire, qui est à la Bibliothèque royale de Lisbonne.
\tl I5TEOBCCTIOX HISTOEIOrE.
1^% : la premicre édition date de 1 6 16 et va de 1617 à i6a8: la ftecoode s'étend de i^'içi à i636.
Le» Éphémérides d'ArgoIi, imprimées pour la première fois à Rome en 1621, vont de cette époque à 1640: mais elles furent plii« »ieor» fois réimprimées et étendues jusqu'en 1700. On a encore de la même époque : les Effemeridi nu^»\'e dei moti celesii, io-folio, de Marc- Auguste Céleste, qui vont de 16-294 1640: celles de J. Eichstadius, imprimées à Stetin et qui s'étendent de i636 à 1640: la suite parut à Dantzig en 1639 et i644 ^^ fu^ prolongée jusqu'en 1673; celles de L. de Silva, publiées à Barcelone sous le titre de E/émerides générales de los movimentos de los cielos^ ifi-'4'*; et enCn les Éphémérides de F. Montebruni, imprimées à Rome en 1640 et qui s'étendent de 1641 à i6(>o. En i645, unr antre édition de cet ouvrage lut donnée avec des additions et des commentaires.
Xoel Duret, professeur de Mathématiques à Montbrison, fut le premier Français qui se livra à ces sortes de calculs. Les Ephémérides qu*il publia à Paris, en 1641 y sous le titre àe Ephémérides moluum cœlestium Richelianœ, vont de idSj à 1700 et furent construites sur les Tables de Lansberg. En i65:i, parurent à Londres les Ephémérides de Vincent Wing, étendues de 1652 à i(i58. puis prolongées jusquVn 1671. L^année précédente, l'auteur avait donné, en un volume in-8", des Ephémérides pour 3o années. Un peu phis lard, parurent au même lieu les EphemerU of thr celestial motion de John Gadburv pour toutes les années comprises entre 1672 et 1681 ; la suite en fut donnée successivement en 1680 et 1719 et étendue jusqu'à 174^- Malsavia, sénateur de Bologne et général en chef des troupes du roi de Modéne, publiai aussi des Éphémérides qui s'étendent de 1661 à 1666. Cassini les a\ait enrichies de ses Tables et de ses observations, ce qui leur donna un grand prix. En H>()'«, parurent les Ephémérides moluum cœlestium de J. llecker, pour toutes les années comprises entre i6(>() et i(>8o. Ces Ephémérides, calculées sur les Tables Rudolphines, étaient assez exactes et furent les seules dont se servirent les astronomes jusquVn 1680. Citons encore, comme a\ant eu quelque réputation dans leur temps, les Ephémérides du moui'ement du Soleil j par Pierre Palati, étendues de 1 66.^ à 1 670 et imprimées à Rome la même année; celles de G. Kirch, parues à Leip-