IS
ia,o
ia,3
Il résulte de rexamen de ces nombres qu'en aucun de ses points la voie lactée ne laisse de vide dans une direction perpendiculaire à son grand cercle médian: ceci est important.
IL — Relations de la Toie lactée avec les étoiles.
113. Richesse stellaire selon la latitude galactique. — Il convient maintenant d'éludier la nature de la voie lactée et ses relations avec les étoiles, soit visibles à Tœil nu, soit télescopiques. La base d'une telle étude doit être nécessairement le mode de
distribution de ces étoiles suivant leurs dislances angulaires au cercle galactique. En Tabsence de jauges assez nombreuses, nous prendrons nos matériaux dans le Catalogue de Bonn (').
Partageant rhéniisphère nord en zones de plus en plus éloignées de la voie lactée, nous calculerons, pour chacune d'elles, la richesse moyenne en étoiles des différentes grandeurs, c' es t-à-dîre le quotient du nombre d'étoiles de chaque classe trouvé pour chaque zone par la surface de celle zone; c'est encore le nombre d'étoiles contenues en moyenne par un degré carré de chaque zone. Nous obtenons ainsi les nombres suivants ( ^) :
Zones diverses.
Kégions les plus pauvres..
Polo du cercle galaclique..
Latitude galactique -+-60'*.
vto'
Voie lactée elle-même. . . .
Knlre les deux branches.
Grandeurs.
Il résulte du Tableau précédent qu'en général la richesse esl plus grande dans la voie lactée que partout ailleurs; en particulier dans la zone du pôle du cercle galactique, le nombre d'étoiles est trois fois moindre que dans la voie lactée elle-même. La voie lactée est bien une zone générale de condensation; mais, raccroissement n'étant régulier et continu qu'à partir de la ^* grandeur, son influence est beaucoup plus marquée sur les étoiles télescopiques que sur les autres.
( ' ) Astronomische Beobachtungen auf der Sternwarte zu Bonn, von Arqe- LANDER. Vol. V, préface.
( *) Rappelons, pour expliquer Ténorme et brusque agrandissement des nombres relatifs à la 9* grandeur, que, dans la classifîcation de la Bonner Durchmusterung, les étoiles comptées dans cet ordre sont trop nombreuses, puisqu'elles comprennent toutes celles d'éclat inférieur à la grandeur 8,5, et en fait bien probablement un assez grand nombre d'étoiles de l'ordre de la 10* grandeur. Ceci ne peut d'ailleurs avoir aucune influence sur les conclusions du texte.