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CHAPITRE Vin. — MOUVEMENTS PROPRES STELLAIRES

lent les étoiles ; la grandeur du mouvement de translation du Soleil doit donc être de même ordre que celles des mouvements réels des étoiles. C'est ce que W. Siruve a vérifié, comme il suit (*).

Le mouvement apparent étant la résultante du mouvement parallactique et du mouvement réel, la valeur dr de ce dernier csl nécessairement plus grande que

ds%\Ti{p — />i), si ip — p\) est compris entre o** et :":90% ou

ds^ si (p — px) est compris entre — go** et 180",

de sorte que quel que soit Tangle {p — p\) la quantité t définie

par

•z r-z ds sin {p - Px )

peut être considérée comme une limite inférieure au-dessous de laquelle le mouvement réel moyen ne peut descendre.

D'autre part, pour avoir un elTet parallactique sensible, il convient évidemment de s'adresser à des étoiles assez voisines de nous, et par suite selon toute probabilité assez brillantes : on en trouve 180 au-dessus de la grandeur 5,5 dans le catalogue de Bradlev.

On calculera pour cliacune d'elles la quantité dr des formules précédentes (n" lo6), ainsi que la limite minimum t du mouvement réel. Faisant ensuite la moyenne des dr et des t, on verra que le mouvement réel (de translation) moyen séculaire de ces 180 étoiles est compris entre les deux limites

9/2", 9 et 1 j", j

sans qu'il nous soit possible d'ailleurs de dire quelle est celle de ces deux limites la plus approchée de la valeur moyenne réelle. i-iC quotient de ces deux nombres par le sinus moyen des inclinaisons N, soit 0,687, donnera les valeurs du mouvement réel moyen cl de son minimum vus à angle droit à la distance moyenne 2,453 des 180 étoiles : on a ainsi les nombres

R = 36%45 et O = 5i3',09

(') W. Struve, Stellarum fixaruin imprimis duplicium et multiplicium poiitiones mediœ i85i, p. 142 et suiv.

23o TRAITÉ D*ASTRONOMIB STELLAIRE.

d'où, à la dislance 5,4545 des étoiles de 5^ grandeur,

R' = i7%5o et O' = io%i4.

Or, nous avons vu que le mouvement parallactique moyen à cette même distance et pour le même intervalle de temps était

q = 5', 65; nous avons donc

Ainsi, le mouvement de translation du Soleil comparé au mouvement de translation moyen des 180 étoiles de Bradley est supérieur aux o,3o de ce mouvement moyen et inférieur aux o,56 de ce même mouvement : Le Soleil est donc une étoile, dont le mouvement de translation est faible, puisqu'il est à peine la moitié du mouvement moyen appartenant aux étoiles les plus brillantes du ciel,

11 j a intérêt à confirmer cetle proposition de Struve à l'aide de matériaux nouveaux; c'est ce que j'ai fait en me servant des étoiles du Catalogne de Slumpe. On sait qu'il ne renferme que des étoiles dont le mouvement propre annuel est supérieur à 0^,15, et, par conséquent, les résultats que nous en tirerons doivent être considérés comme une limite supérieure. J'ai calculé pour chacune des étoiles de ce catalogue son mouvement réel, puis la moyenne générale, que j'ai divisée par 0,637 pour ramener tout à une inclinaison moyenne. J'ai obtenu ainsi les valeurs correspondantes

o^.'jj'] et (>. 390

pour le mouvement réel et la grandeur; ce mouvement, ramené à la distance des étoiles de 5^ grandeur, devient

et donne alors un mouvement séculaire de

le mouvement de translation du Soleil serait donc le vingt-sixième du mouvement moyen des étoiles à mouvement propre fort. D'ailleurs, comme ce même mouvement est le tiers du moyen mouve-

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