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CHAPITRE VIII. — MOUVEMENTS PROPRES STELLAIRES

ment total, on en conclut que le mouvement moyen des étoiles de Stumpe est sensiblement neuf fois plus grand que celui que Ton obtiendrait en prenant toutes les étoiles dont le mouvement propre est connu.

160. Relations entre les mouvements propres^ les grandeurs et les distances. IV, Struve. Màdler, — Cette étude, faite par \\ . Slruve au moyen de 386 étoiles du Catalogue de Bradley (*), a été reprise en 1837, à l'aide de matériaux beaucoup plus nombreux (•), par Màdler qui a utilisé pour cela les mouvements propres de 3^33 étoiles de grandeur supérieure à la huitième, mouvements confirmés ou découverts par lui et calculés comme nous Pavons indiqué plus haut (n** 154).

r* De Fensemble dos mouvements propres, séparons deux groupes, l'un I, groupe des mouvements forts, supérieurs à loo" par siècle, l'autre II, groupe des mouvemenls faibles, inférieurs à y '^ nous aurons pour chaque classe de grandeur les nombres suivants :

Nombre relalif Classe Nombre pour 100 des étoiles.

de total ^ ^ — ^

grandeur. d'étoiles. Groupe I. Groupe II.

6 994 o,oo5 0,^6

Le nombre relatif des étoiles décroît très rapidement avec l'ordre de la grandeur dans le premier groupe, et croît, au contraire, rapidement avec lui dans le second; les forts mouvements propres sont donc relativement beaucoup plus nombreux dans les belles «'toiles, et les faibles mouvements propres dans les étoiles faibles, ce qui confirme en partie notre induction; cependant, si nous

(') Positiones mediœ, p. clviii et suiv.

(-) J.-H. VON Madleu, Die Eigenbewegung der Finsterne in ilirer Beziehung zum Gesammtsysteni (Dorpat, 1857).

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réunissions en une seule classe les deux premières grandeurs, le nombre relatif tomberait alors à

ou seulement à peu près au double de ceux des trois classes suivantes. On peut donc dire qu'en moyenne les forts mouvemenls propres s'accumulent dans les cinq premières classes de grandeur. Cependant, il est à remarquer que le mouvement propre de beaucoup le plus fort du Catalogue de Màdler (701'' en un siècle) appartient à une étoile de 6* grandeur (*) de la Grande Ourse, n° i83o du Catalogue de Groombridge, et que le raouvemeni propre le plus fort que nous connaissions (870" en un siècle), découvert récemment parï.-C. Kapteyn, correspond à une étoilr de grandeur 8,5 (^),

De même dans le groupe II, les étoiles dont le mouvemenï propre est de beaucoup le plus faible, font partie de la deuxième classe de grandeur; ce sont, ^ Persée avec un mouvement séculaire de o",6, et a Cjgne avec un mouvement séculaire de 0",^.

Les conclusions précédentes ne s'appliquent donc qu'à une moyenne, et pour l'interprétation exacte de ces nombres il faut remarquer que les observations donnent seulement la composante du mouvement angulaire apparent sur le plan tangenl mené par elle à la sphère; lorsque la direction dans l'espace du mouvement apparent est très voisine de la ligne de visée, celle composante est très faible, quelle que soit la valeur réelle de ce mouvement; si, au contraire, cette direction est très inclinée sur la ligne de 'visée, la composante observée sera relalivemenl considérable. En outre, la grandeur du déplacement angulaire apparent sur le grand cercle augmente, toutes choses égales (Tailleurs, si la direction et le sens des mouvements parallacliques et réels sont tels que leurs composantes s'ajoutent suivant

/ 2 — 11^' 4^*"» 2 ~ 38" 3 'i' pour 1890,0,

( ' ) rfa = -i- o% 346, rfo r- 5\ 776,

( ds — 7%o53, p — i45%

a = 5*'7"', ôi:^ — 45% o pour 1897,

(-) J rfarr^ — o',02i, dl)=—5\'ji,

ds = 8", 702, p ^ i39°, 3o.

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