CHAPITRE VIII. — MOLVEMK.XTS PROPRES STELLAIRKS
\ient d'ajouter an\ (Catalogues de mouvements propres que nous avons cités ceux de Bossert (') et de Kiistner (-).
M. Bossert s'est arnHé dans celle publication aux valeurs supérieures à o%oio en ascension droite et à o'^yio en déclinaison^ déduites d'observations embrassant au moins cinquante années. Ce Catalogue fort important donne un relevé général de tous les mouvements propres connus pour les étoiles des deux hémisphères (26-5 étoiles avec l'Appendice).
Quant au Catalogue de Kiislner, il peut être considéré comme une suite des deux Catalogues d'Argelander : i" (Arg,) publié dans le septième volume des Observations de Bonn dont nous avons parlé; 'a° la suite (Arg^) contenant 280 mouvements propres est restée jusqu'ici manuscrite à l'observatoire de Bonn.
Les étoiles qu'il contient sont toutes, sauf 0- Eridan, de grandeur comprise entre la 5'" et la 9*"; leurs mouvements propres sont généralement très faibles. On n'en rencontre que dix dont le mouvement annuel en déclinaison soit supérieur à i".
1G9. Mouvetnenls propres des étoiles doubles, — Bessel signale dans les Fundamenta .islrononnœ^ la particularité suivaille : « L'un des faits les plus dignes d'attention est que, parmi les étoiles à fort mouvement propre, un grand nombre sont des étoiles doubles et qui par suite constituent des systèmes liés par Tattraction (^). On trouve même des étoiles distantes de plusieurs minutes auxquelles ou doit cependant attribuer le même mouvement propre. »
Cette particularité a été conlirmée depuis par toutes les déterminations nouvelles de mouvements propres, et en particulier bien étudiée par W. Struve (*). Se limitant à des groupes distants au plus de Ssi", cet astronome a comparé les mouvements réels
( ' ) J. IJossEHT, CaUiiogue des mouvements propres de iVy-jô étoiles {Annales de rObserçaloire de Paris, Observations de 1888, Vol. public en i89()).
( - ) F. KûsTNEii, Unlersuchungen iiber die Eigenbewegungen von 335 Sternen ^iac/i àlleren und eigenen Beobachtungen {VeroffentlicUungen der kôniglichen ■Sternwarte zu Bonn, u* série, n" *2; 1897).
(^) Celte afUrmatioo de Bcssei résullc des conclusions d'IIersciiel sur ce sujel. ( rotr Chapiire MI). ^
(') Positiones mediœ^ p. i^\ et suiv.
2^6 TRAITÉ d'aSTRONOUIE STfiLLAIRE.
(le 38G étoiles de Bradiey donl i^/J simples et 212 doubles et il a obtenu les résultats suivants pour leurs valeurs suivant l'arc de ^rand cercle :
Ktoiles simples o'^'-S :± o',r)'J en yj ans
doubles i;>*,oi ^: i*,8'2 »
dont le rapport est
<l'oii cette conclusion que pour les étoiles doubles les mouicmenls réels sont en moyenne (tu moins une /ois et demie ceur des étoiles simples,
l'ne autre remanjuc importante résulte de l'inégalité des erreurs probables dans les deux cas; on en conclut que, dans les éloile> doubles, les mouvements réels sont sujets à beaucoup plus de variations que dans les étoiles simples. D'après le calcul des probabilités, ces dilVérences enlre le mouvement vrai et le mouvement moven sont exprimées par les nombres
Ktoiles simples. .. . 8". a en 7'» ans soil o'.ii par an » tloubles.. . . '»(»*, •! •• »• o'.SS »•
d*où celle nouvelle conclusion que,/>oM/* les étoiles doubles, l' importance des variations du mou\ement réel est trois fois plus *:rande t/ue dans les étoiles simples.