I. — Essais de mesure
196. Extrême petitesse de ces diamètres. — Les tentatives faites autrefois pour obtenir la valeur des diamètres angulaires des étoiles au moyen de mesures micrométriques sont fort nombreuses; mais toutes sont inutiles et erronées, car elles aboutissent à mesurer le diamètre de la tache centrale de diffraction produite par l'objectif ou le miroir d^observation (n** 3), c'est-à-dire un disque absolument indépendant des dimensions réelles de Tastrc.
L'instantanéité de la disparition des étoiles lors de leurs occultations par la Lune prouve d'ailleurs que ce diamètre angulaire doit être excessivement faible. La même conclusion se déduit indirectement de l'ensemble des données que nous possédons sur la constitution de l'univers stellaire. En effet la distance de l'étoile, même la plus rapprochée de nous, est tellement grande que vu de ce point le demi-diamètre de l'orbite terrestre n'atteint pas une valeur angulaire d'une seconde; et comme le diamètre réel même de la plus grosse de toutes les étoiles est certainement fort petit par rapport à ce demi-diamètre, il s'ensuit que le diamètre angulaire d'une étoile quelconque ne peut dépasser quelques centièmes de seconde.
197. Méthode de M. E, Stéphan, — Pour le mesurer il faut donc augmenter considérablement la sensibilité de nos instruments ordinaires d'observation; c'est ce qu'a tenté de faire M. Stéphan à l'aide des phénomènes d'interférence et en mettant à exécution