CHAPITRE X. — DIAMÈTRES STELLAIRES
une idée émise par Fizeau en 1868. Le principe de sa méthode est le suivant (*).
On sait que si un objectif ou un miroir, dirigé vers un point lumineux très éloigné, est recouvert par un écran percé de deux ouvertures très petites et symétriques par rapporta son centre, il se forme dans le plan focal un système de franges alternativement noires et brillantes, et que Tangle x sous lequel on verrait du centre optique de Tobjeclif la distance des deux premières franges noires est
A étant la longueur d'onde et / la distance linéaire des deux ouvertures; il est en raison inverse de cette distance, quelle que soit l'ouverture de l'inslrumenl. Si la source lumineuse a un diamètre apparent sensible, ses divers points donnent lieu à des systèmes séparés de franges qui empiètent les unes sur les autres; lorsque
ce diamètre est égal ou supérieur à -. le recouvrement est complet et les franges disparaissent; si au contraire le diamètre de la source est inférieur à x^ les franges persistent. En faisant varier la distance Zona donc ainsi un moyen de déterminer des diamètres apparents de très faible valeur.
Le dispositif expérimental employé par M. Stéplian pour réaliser cette idée était le suivant : le grand télescope (o"*,8o) de l'observatoire de Marseille était recouvert d'un écran lunulaire (y?^. 22), dont les ouvertures AB et CD de o"',i5 de large (^) limitées par des cercles égaux de o°',8o de diamètre, et dont les
(•) E. Stephan, Sur les franges d'interférences observées avec de grands instruments dirigés sur Sirius et sur plusieurs autres étoiles: conséquences qui peuvent en résulter relativement au diamètre angulaire de ces astres {Comptes rendus de T Académie des Sciences, l. LXXVI, p. 1008 et suiv.; 1873).
E. SiEPUA'S, Sur l'extrême petitesse du diamètre apparent des étoiles fixes {Comptes rendus, t. LXXVIII, p. 1008; 1874)-
(^) Dans la pratique, lorsqu'on opère avec une source de faible intensité comme une étoile, on est forcé de donner aux ouvertures d'assez grandes dimensions; mais pourvu que les ouvertures soient égales entre elles, composées de deux moitiés symétriques par rapport à un axe perpendiculaire à la ligne qui les joint et placées symétriquement par rapport au centre optique, il se forme des franges dont l'espacement est le même que si les ouvertures se réduisaient à leur point milieu.
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MM. Ifiarn*iirf'.% ér/uU'alent.% fin lumière. — Si Ion conn^ssait U'H i;#ji(iOft% t\(t% /rf'AhlH iritrjri*f-qije> et apparents de réloile el du Sol^îil; oti ntttith, nu vM'ni^ aisément le rapport de leurs dîa me tre> '4y\pHtf*u\*t, Soient
/, \'h'\i%\ inif in«»êqije de léloile rapporté â celui du Soleil pri> p/Hir tittit^t, e'eHt-;j-dire ji* rapport des quantités de lumière /•ifii«ieH par la luerne surface de ces deux astres;
K et r IcH éclalH apparents du Soleil et de l'étoile;
li et .r li'urs diainètrcH apparents;
on a