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CHAPITRE \1. — TARIATIONS D*ÉCLAT DBS Él'OILES

variables, soit en tout i3i étoiles ou les o,83 du nombre total f|ai présentent ce genre d'irrégularité : dans les étoiles à courte période on n'en trouve aucune. 11 y a donc encorCi à ce point de vue, une différence considérable entre ces deux groupes.

229. Forme de la courbe de lumière. — L'allure générale de la courbe de lumière apporte également des arguments dé^cisifs à cette séparation.

Pour toutes les étoiles à longue période la courbe de lumière est, en général, comme le montre la fig, «G, un peu indécise, les

Fig. 26.

U . Poissons

M . 1890 Nov 2V

TTL. lô90.Sept 1

• I M, I89l.0ct.20

V Taureau

l89a.Fév.22.m.

l692.Avr.16.M

m, . 1892 Janv 23

Hti-

R. Or ion

M ; "i'Jî Orc 13

m., 169?. fév.3

minima et maxima étant assez souvent définis vaguement, et parfois même la courbe présente un maximum secondaire au voisinage du maximum principal; en outre, souvent aussi cette courbe varie d'une période à la suivante.

Dans les étoiles à courte période, au contraire, les variations

3a4 TRAITÉ D* ASTRONOMIE STELLAIRE.

d^éclat se reproduisent indéfiniment avec une régularité mathématique, si bien qu'on peut prévoir leurs points tropiques avec une erreur de quelques secondes au plus : ces variations semblent donc produites par des causes de nature différente de celleâ qui produisent les premières et afTeclentun caractère mécanique évidemment extérieur à Tétoile^ comme Tadjonction d'un éclat nouveau ou la suppression d'une portion de celui de Tétoile par le mouvement d'un corps voisin.

Dans les étoiles à longue période la cause semble, au contraire, devoir appartenir à l'étoile elle-même; ces étoiles seraient donc bien réellement des étoiles variables, tandis que les autres ne varieraient d'éclat qu'en apparence.

230. Division des étoiles à courte période en deux groupes, — Ces variations apparentes de lumière se rattachent d'ailleurs pour ces étoiles à deux modes distincts. Pour certaines d'entre elles, dont la plus anciemncment connue est Algol, la variation de lumière n'est pas continue; mais à de certains intervalles, toujours les mêmes, réclatdc l'étoile, en général constant, diminue peu à peu pour atteindre bientôt une valeur minimum et augmenter ensuite progressivement de la même manière pour reprendre bientôt sa valeur constante.

Il est, dans ce cas, manifeste qu'un corps moins lumineux que l'étoile vient, par intervalle, s'interposer entre elle et nous. Les variables de celte espèce sont donc des étoiles doubles; elles sont au nombre de i6 et toutes ont leurs périodes inférieures à six jours, pour certaines d'entre elles, elle n'est même que de quelques heures. Jusqu'ici on a appelé ces étoiles variables du type Algol.

Pour les autres, dont la plus anciennement connue est ^ Ljre, la variation de lumière est, au contraire, absolument continue pendant toute la durée de la période, l'éclat passant alternativement pendant ce temps par un ou deux maxima et miniraa, les durées de ces périodes allant de quelques heures à dix jours. Quoique, dans ce cas, la cause de la variation d'éclat soit moins évidente et sans doute plus complic^uée que dans le premier, elle est encore bien certainement extérieure; et nous avons d'autres raisons pour admettre que toutes les étoiles de ce second groupe

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