CHAPITRE XI. — VARIATIONS D*ÉCLAT DES ÉTOILES
Terre, — Il faut ici revenir sur 'la délerminalion de la période. Pour les étoiles à longue période, les époques tropiques, époques des maxima ou minima, se déterminent rarement avec une exactitude supérieure à deux ou trois jours, de sorte que, dans les Catalogues de variables, les durées de leurs périodes sont données au plus en dixièmes de jours; il en est autrement pour les étoiles à courte période.
Dans la plupart des cas, ces époques s^observent alors au moins a la minute et ainsi les périodes moyennes qui s^en déduisent sont exactes à quelques fractions de seconde; il en résulte la nécessité d'apporter aux époques tropiques observées une correction analoguc*à Taberralion et tenant compte de ce que, par suite de son mouvement annuel autour du Soleil, la Terre tantôt à ce moment s'éloigne de Tétoile et tantôt s'en rapproche. Dans ce but, on ramené ces époques à ce qu'elles seraient si l'observateur avait été placé sur le Soleil lui-même et, pour cela, on corrige les temps observés de V équation de la lumière, intervalle qu'emploie celle-ci pour aller du Soleil à la position actuelle de la Terre, et dont l'expression est
497',8rt cosp cos(0 — >0»
oîi a est le rayon moyen de l'orbite terrestre, ^ la latitude de l'étoile, \ sa longitude et 497% 8 '^ temps que met la lumière à parcourir la longueur «. Cette correction est nulle pour les étoiles situées au pôle de Técliplique et elle atteint ses valeurs maxima ± 497%8 =±: 8™,3 pour celles qui sont dans le plan de l'écliptique et aux époques de l'année où la longitude du Soleil diffère de iSo"* de celle de l'étoile.
227. Coloration de V étoile. — Un grand nombre d'étoiles à longue période sont rougeâtres ou rouges; les variables à courte période sont, au contraire, en grande majorité blanchâtres ou blanches. Pour soumettre cette question à un examen numérique, Chandler détermine le degré de rougeur de ces variables : la rougeur est estimée au dixième de degré d'une échelle décimale arbitraire dont le zéro correspond à la lumière blanche et le degré lo à la teinte rouge la plus intense qu'offre le ciel étoile, celle de S Céphée, V Cygne et R Lièvre, par exemple. Avec un A. — I. il
3a2 TRAITfi d'astronomie STELLAIRE.
peu d'habitude, l'appréciation du dixième se fait aisément comme celle du dixième de grandeur, et ces dixièmes de teinte peuvent être définis de la même façon : ainsi i correspond à la plus petite addition possible du jaune avec le bleu, a au jaune, 3 à Torange jaunâtre, 4 à l'orangé et ainsi de suite.
Un autre moyen pour comparer l'intensité de la coloration est le suivant : l'éclat relatif de la variable ayant été déterminé par rapport à une étoile blanche et trouvé, par exemple, supérieur de m dixièmes de grandeur, on observe les deux mêmes étoiles à l'aide d'un verre de teinte bleue convenable; si l'éclat relatif de la variable est alors trouvé inférieur de n dixièmes à celui de l'étoile de comparaison, la valeur de la coloration en dixièmes de grandeur sera donnée par (/i + /?i), et rien ne sera plus facile que de déterminer par expérience la valeur équivalente d*une division de chaque échelle.
i33 étoiles à longue période, étudiées ainsi, ont donné pour degré moyen de coloration 3,7, le degré le plus bas constaté étant 1,6 et le plus élevé 8,1 ; tandis que les 36 étoiles à courte période ont pour coloration moyenne le nombre 0,07, à peu près le tiers de la coloration minimum du premier groupe.
La coloration moyenne du groupe intermédiaire est d'ailleurs égale à 2,5.
228. Ecarts extrêmes, — Il y a la même diflerence entre les deux groupes au point de vue de la différence des éclats extrêmes. En moyenne, pour les 78 variables à longue période dont nous connaissons les deux éclats extrêmes, l'écart est de 4^^>6o, tandis (ju'il n'est que de iS*",20 pour les 36 étoiles à courte période. De même, dans le premier groupe cette différence atteint fréquemment 6 classes de grandeur et surpasse quelquefois 8; dans le second, au contraire, le plus grand écart observé est de a**", i.
Il arrive souvent que les éclats extrêmes ne sont pas constants; ainsi sur i33 variables à longue période, on en trouve 1 10 dont les éclats maximum et minimum varient dans les différentes périodes ( * ), 17 dont le maximum seul et 4 dont le minimum seul sont
(*) Nous avons compté dans cctlo section les variables dont Téclat niioimuni n*cst connu que par une limite supérieure.