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V. — Variables à longue période

231 . Caractères généraux. Relations entre la coloration, les écarts extrêmes et la période, — Nous avons défini plus haut les caractères généraux des étoiles de celte classe, mais ces notions ne peuvent évidemment être considérées que comme provisoires, leur nombre devant nécessairement augmenter progressivement à mesure que les observations des variables, dont la périodicité est douteuse ou inconnue, auront augmenté en nombre et en étendue. Malgré le petit nombre actuel (i38) de ces étoiles, leur comparaison, en particulier celle de leur coloration, peut offrir quelque intcrôt; partageons, en effet, toutes celles dont la coloration nous est connue [)ar groupes, en nombres égaux, de durée» de périodes assez voisines et prenons les moyennes des colorations et des durées, nous aurons le Tableau suivant :

Période

Coloration

Période

Coloration

Période

Coloration

moyenae.

moyenne.

moyenne.

moyenne.

moyenne.

moyenne.

3l6 TftAITt D'ASTlOHOaiI STILLAIBE.

Il en résolte ce fait très important que la coloration va en croissant en même temps qoe la durée de la période* de sorte quVn moyenne les étoiles les plus colorées, les plus voisines du rouge, sont celles dont les périodes de variation dVclat sont les plus longues. Mais, d^un autre côté, on admet généralement [*'k et il semble avec juste raison, qu'une étoile est d'autant plus avancée dans son évolution, que sa coloration est plus voisine du rouge.

D'autre part, quoique le fait soit plus difficile à démontrer, les minima des étoiles à plus longue période étant sou\ent encore inconnus, il semble légitime de déduire des faits connus que les écarts extrêmes des éclats augmentent aussi lorsque la durée de la période augmente, ou en tout cas qu'ils sont en moyenne plus grands pour les périodes plus longues que pour les périodes plus courtes.

Il semble donc que la cause intérieure, d'ailleurs inconnue, qui produit ces variations d*éclat, commence par des actions relativement faibles mais fréquentes, et qu'à mesure que Tétoile avance en âge cette sorte d'agitation devient de moins en moins fréquente, chacune de ses secousses devenant de plus en plus fortes. En partant de ce point de vue, on rattache aisément les étoiles dites /ioi/(^e//^5 à celles que nous étudions actuellement, les étoiles nouvelles étant des étoiles périodiques, à périodes devenues si longues que depuis leur première observation nous n'en avons pu encore en déterminer une entière, et qui par Tintensité de leurs variations semblent être très avancées dans leur évolution ; de sorte que ces étoiles que nous appelons noin^elles seraient, en réalité, relativement les plus anciennes.

Etudions maintenant quelques-uns des deux types extrêmes des étoiles périodiques, soit d'une part, o Baleine, y^ Cygne et R Hydre, puis d'autre part, a Cassiopée et a Orion.

232. Retour sur la Merveilleuse de la Baleine. (1,7-5,0 à 8,0-9,5). — Après la découverte de sa périodicité par Holwarda un grand nombre d'astronomes portèrent leur attention sur

(') VoGEL, Spectralanaiytische Mittheilungen {Astronomische \achrichten, n« 2000).

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