CHAPITRE II. — DESCRIPTION GÉNÉRALE DU CIEL ÉTOILE
Dates.
Heures.
Août 3o. . .
Fév. 7. . .
Fév. II...
Dec. 9. .
AoÙl TJ. . .
Mai '24 . . .
MM. Inghirami et Capocci, à Florence
et Naples.
Prof. WoIfers,à Berlin.
D"" Hencke, à Driesen.
D*" Bremiker, à Berlin.
Prof. Argelander, à Abo.
Prof. Harding, à Gôtlingue.
Il est bon d'ajouter quelques détails historiques.
Le 8 décembre i845, un ardent amateur d'Astronomie, le D*" Hencke, de Driesen, qui depuis vingt ans s'occupait de représenter les petites étoiles dans des Cartes spéciales, rencontra, dans la zone que nous étudions, une étoile mobile de g^ grandeur qui fut reconnue manquer dans la Carte de l'heure 4 du D*" Knorre ; c'était une planète, la cinquième du groupe compris entre Mars et Jupiter, que l'on nomma Astrée,
En i84fi, nouvel événement plus frappant encore. Le aS septembre le D*" Galle recevait, à Berlin, une letlre de Le Verrier le priant de rechercher, à l'aide des Caries de l'Académie, la planète inconnue dont il avait publié, un mois auparavant, la position théorique probable. Cette position se trouvait correspondre à la Carte de l'heure !>.! du D^ Bremiker, Carte non encore publiée. Le soir même, le D"^ Galle compara le ciel à la Carte et presque immédiatement y constata l'absence d'une étoile de 8® grandeur, visible au voisinage de la position assignée par Le Verrier et qui était la planète inconnue, Neptune.
37. Cartes de Cliacornac, AI. Uotf, MM. Paul et Prosper Henry, — L'immense utilité de ces Cartes était donc démontrée bien avant leur achèvement; mais on reconnut bien vile qu'elles étaient trop limitées; on découvrit, en effet, bientôt des planètes de grandeur inférieure à celle des étoiles du Catalogue; aussi l'Observatoire de Paris reprit-il, en l'étendant beaucoup, l'œuvre de l'Académie de Berlin; Chacornac d'abord, puis, après lui, M. Wolf etMM. Henry frères commencèrent la confection de nouvelles Cartes éclipliques (sans formation de Catalogue) jusqu'à la i3" grandeur, dans lesquelles la dimension du degré, considérablement augmentée, était de 6*^"*.
64 TRAITÉ d'aSTRONOXIE STELLAIRB.
38. Zones de Munich. — Depuis i84o, J. Lamoot, directeur de l'observaloire de Bogenhausen, à Munich, avait entrepris, avec son cercle méridien de Beichenbach, qu'il avait muni d'un dispositif spécial permettant Tobservation rapide par zones, la nomenclature de toutes les étoiles de 8*^, 9*^ et 10® grandeur comprises dans la zone céleste voisine de Téqnateur; les résultats de cet ensemble d'observations, qui s'étendait de — 33" à -f- 29^ de déclinaison, ont été publiés successivement de 1866 à 1874 sous le titre : Munich Zone Catalogue, et donnent les positions de 4^322 étoiles.
Mais comme un certain nombre de ces étoiles n'avaient été observées qu'une fois, que d'autres ne se retrouvaient point dans la Donner Durchmusterung, J. Bauschinger, successeur de Lamont, procéda à une revision complète de ce travail; il en est résulté un nouveau Catalogue public en deux volumes, Erstes (1890) et Zweites (1891) Miinchener Sternverzeichniss , qui contiennent, le premier 33o82 et le second 14783 étoiles de la 8*' à la 10* grandeur situées dans les mêmes limites de déclinaison.
39. Zones d^Argelander. — En même temps, l'un des plus célèbres parmi les astronomes allemands de ce siècle, F.-W.-A. Argelander, entreprenait à l'observatoire de Bonn, avec l'aide de E. Schonfeld et A. Rrueger (i852), la revision systématique de toute la portion du Ciel visible pour lui, dans de bonnes conditions d'observation, c'est-à-dire du pôle jusqu'à 2° de déclinaison australe. L'ensemble de ces observations a été publié en un Catalogue qui porte le titre de : Donner S term^erzeichniss et traduit en cinquante-sept Cartes formant un allas ayant pour titre : Atlas des nôrdlichen gestirnten Hinimeis nach der auf der Unisse rsitàts-S ternwarte zu Donn durchs^efiihrten Durchniusteruns et qu'on désigne habituellement sous l'abréviation de Donner Durchmusterung.
Ce Catalogue devait contenir, dans les limites indiquées plus haut, toutes les étoiles jusqu'à la 9*" grandeur inclusivement, et autant que possible, en outre, toutes les plus brillantes de grandeur 9 à 10 et autant des étoiles de cette classe que les circonstances le permettraient, mais avec l'exclusion absolue de toute étoile qui n'en ferait certainement pas partie. L'évaluation des