CHAPITRE IV. ~ ABSORPTION ATMOSPBÉRIQUB
de plus, l'astre doit être très brillant et d'observation aussi facile que possible.
Aussi Millier a-t-il de préférence choisi les planètes dont les images calmes se prêtent à une comparaison plus facile avec Tétoile artificielle, n'ajoutant à ces observations de Mercure, Vénus, Jupiter et Saturne qu'une seule série stellaire, prise sur a Taureau.
Par un ciel exceptionnellement clair, on prend donc, aux environs du lever ou du coucher de l'astre, une série de mesures photométriques de son éclat et on lit sur l'instrument la distance zénithale correspondante.
Chaque série d'observations est traduite graphiquement en une courbe avec les distances zénithales pour abscisses et les logarithmes des éclats pour ordonnées ; une interpolation donne ensuite pour chacune d'elles les ordonnées de 0*^,4 en o°, 4 de distance zénithale : on prend la moyenne de toutes les ordonnées du même oirdre et l'on régularise leurs valeurs par les différences.
On a ainsi un Tableau de valeurs résultant des observations, /nsis plus exactes que les valeurs directes. Les différences de chac*:aiie d'elles avec celle qui correspond à s = 80° donnent de o**^4en o**,4 de distance zénithale, la perte logarithmique d'éclat i^^ cet astre, et, par interpolation, on peut évidemment s'en servir p<=i» m ramener dans chaque série d'observations les logarithmes des éc^ I als à ce qu'ils auraient été si la distance zénithale observée eût éW^^S donnée par le nombre entier de degrés le plus voisin de sa ^s^lcar.
Ceci posé, soient ^o, ai, a^, ... les corrections des logarithmes coxrespondants aux distances zénithales 80", 81°, 82°, .... Chaque Coupe de deux observations donnera une équation de la forme
K étant la difl*érence logarithmique d'éclat donnée par l'observatioD, et l'ensemble de ces équations traité par la méthode des moindres carrés donnera les valeurs les plus probables des huit ioconoues (ao devant être nul).
86. Table d'extinction. — Millier combine les résultats ainsi obtenus avec la moyenne de ceux trouvés jusqu'à 80^ pour les cinq
étoiles types, et forme une Table moyenne d'extinction don proximation sera suffisante dans la plupart des cas. Ne donnons plus loin (p. 127) en la complétant; à la perte ritkmiqued^éclal/7, correspondante à la distance zénithale z avons ajouté la valeur dff de cette perte estimée en fracti classe de grandeur stellaire au moyen de la formule de Po ainsi que Téclat E de Tastre à la distance zénithale z, estim rapport à son éclat au zénith pris pour unité.
Les nombres de ce Tableau et la courbe (./ï^. 9) qui les i
Fig. 9-
S K) 1& 20 25 30 SS M) %S SO â& 60 65 70 15 80 85 90 9S
sente montrent que, au point de vue de Testimation des deurs, rinfluence pratique de l'absorption ne commence à se Hcntirqu'à partir de 45® de distance zénithale. Ilconviendrail i\ii limiter dans chaque série d^estimations le choix des éto r<:lh;.s qui, ù un moment donné de leur course diurne, s^a