‹ Traité d'astronomie stellaire (volume 2)Chapitre 77 sur 211 · CHAPITRE IV. — ABSORPTION ATMOSPHÉRIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. — ABSORPTION ATMOSPHÉRIQUE

qu'on paisse au moyen d'une expression approchée de la loi d'eitinction en ramener, sans erreur sensible, toutes les valeurs à uDe même distance zénithale; on prendra donc, dans chaque observation, le rapport H de l'éclat de l'étoile à celui de la polaire. Quant à la distance zénithale correspondante, on l'obtient par le calcul au moyen de l'heure notée au moment de la lecture; l'eDsemble des observations de Millier comprend i55 comparaisons de aCygne, iio de r, Grande Ourse, i44 de SPersée, i35 d'à Cocher et i?.6 d'à Taureau, soit, en tout, 670 comparaisons, et, comme chacune d'elles résultait de 6 à 8 doubles lectures, le nombre total de celles-ci s'élève à environ 5ooo; d'ailleurs, sauf pouraTaureau, les observations ne s'étendent guère au delà de 80* de distance zénithale. Millier a utilisé ces matériaux ainsi qu'il suil. .

Supposons les valeurs de logH rangées, pour chaque étoile, dans l'ordre des distances zénithales correspondantes; et avec ces dernières comme abscisses et les valeurs correspondantes de H construisons une courbe reliant tous ces points séparés; mesurons ensuite les ordonnées de cette courbe de S'' en 8° de dislance zénithale, et corrigeons la dernière décimale des nombres ainsi obtenus jusqu'à ce que la marche des différences soit régu- "^re; nous aurons ainsi, depuis 0° jusqu'à 80°, des valeurs de logH plus exactes, en moyenne, que celles qui résultent de l'observation directe. En retranchant ces valeurs ainsi régularisées de <^clle qui correspond à la distance zénithale o", on aura, de 8° eu 8°, la correction qu'il faut apporter au logarithme de l'éclat observé à une distance zénithale z pour avoir la valeur qui con- ^lenl à la distance zénithale o**, et par suite, on pourra obtenir, par interpolation, la valeur de cette correction qui convient à une distance zénithale quelconque.

Ceci posé, on reprend les nombres observés et, les rassemblant par groupes de 8 ou 10 successifs, on les ramène, à Taide de la Table précédente, à la valeur qu'ils auraient pour la moyenne de leurs distances zénithales, et l'on en prend ensuite la moyenne en tenant compte du poids de chaque observation. On obtient ainsi, pour chaque étoile, un certain nombre (de 12 à 18) de valeurs correspondantes de l'éclat et de ^, que nous considérerons comme normales et à l'aide desquelles nous trouverons une nou-

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velle courbe dont les abscisses correspondent encore aux disUooes zénithales el sur laquelle nous lirons les ordonnées de 4'*€d|'; nous régulariserons encore ces nombres par leurs différences, nous retrancherons chaque valeur de celle qui correspond i ue distance zénithale nulle, ce qui nous donnera la correction de^ en 4° de dislance zénithale. En interpolant ces valeurs de d^ en degré, on aura la Table d^extinction définitive pour chaciiae des étoiles employées allant de o** à 80". Or, ces Tables ne soBk point les mêmes pour chacune d'elles; déjà pour 2 = i3*ladiii^ rence est sensible el elle va en augmentant avec la distance làu* ihale. Les pertes logarithmiques d'éclat sont, en eflet:

^ = i5«. z — 8o«». Couleur.

aCy{;nc 0,0010 0,339$ Blanchâtre.

7, Grande Ourse. o,ooi3 o,34'>3 Blanchâtre.

Persée 0,0016 o,356o Légèrement jaoDltre,

a Cocher o,oo';*i o,44^3 Jaune.

aTaureau . . . . . o,oo->-i 0,1290 Rouge.

Moyenne... o,ooiti o,383G

Les différences d'une étoile à l'autre paraissent dépendre 5U^ tout de leur couleur, el cela a toute distance zénithale. Aids»» à i5° du zénith, la perle, (|ui est de 0,001 15 pour les élow^ blanches, passe à o,ooir) dès que la [nuance lire un peu sur** jaune el allcinl 0,0021 à partir du jaune; près de l'horiion, 1^ effets sonl plus marqués : la perle, qui est de o,34ito ponr *** étoiles blanches, devient o,356o dès qu'elle seteinte un peau* jaune, el atteint en moyenne 0,4^36 à partir du jaune. U sctt* blerait d'ailleurs résulter des expériences de M. MûUer que U perte maximum serait alleinle (*) dans le jaune.

80. Prolongation j usqii à 88°. — La prolongation de la Table au delà de 80" de dislance zénithale ne peut se faire par le même système d'observation. Le peu de temps que met un astre depuis son lever jusqu'à cette hauteur empêche les comparaisons avec h Polaire; d'autre part, on ne cherche ici que des différences, et

( ' ) Quelle quesoil rexplicatioii de ces fails, il s'ensuit que, dans les observatioD (i'exiinclion, il faut toujours donner à rétoilc artiHcielle la même coloration qu* rétoile réelle.

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