‹ Traité d'astronomie stellaire (volume 2)Chapitre 91 sur 211 · MM · texte numérisé non relu

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98. Étude détaillée de la zone — 15** à -t- i5**. — Étudions avec W. Struve Tune de ces sections, à savoir la zone équatoriale de 4- 1 5" à — 1 5^ déduite des observations de Bessel ; elle s'adresse à la portion de l'espace située des deux côtés de l'équateup céleste, terminée par deux surfaces coniques inclinées de i5** sur l'équateur ayant pour sommet le Soleil, et limitée par une sphère dont le rayon est égal à la distance extrême des étoiles de la 9* grandeur de Bessel, c'est-à-dire à quatre fois environ la distance extrême des étoiles visibles à l'œil nu. Pour abréger le langage, nous appellerons souvent disque équatorial cette portion de l'espace.

Dans cet espace, dont le Soleil occupe le centre et où il est entouré d'étoiles de tous les ordres d'éclat, il se manifeste une irrégularité frappante dans la distribution des étoiles, qui indique une condensation graduelle vers un plan principal dont la trace sur celui de l'équateur est à peu près un diamètre très voisin de celui qui passe par les points 6^ 4o™ ^^ i8**4o™cle l'équateur, et cela tout aussi bien pour le nombre total des étoiles de i à 9 B que pour chaque classe des grandeurs 7, 8 et 9 prise isolément.

Le plan perpendiculaire à l'équateur dont la trace fait, avec la précédente, un angle de 77" 3o' et, par suite, passe par les points d'ascension droite i**3o"* et iS^'So"' est, au contraire, un plan de moindre condensation. La ligne de plus grande densité n'est d'ailleurs pas tout à fait une ligne droite; elle présente quelques inflexions et il y a, près de cette ligne, des lacunes et des accumulations considérables. C'est ainsi que, vers 6**, dans la constellation d'Orion, le ciel est d'une richesse remarquable en étoiles visibles à l'œil nu, tandis que, du côté opposé, vers iS*", dans le Scrpenl, les étoiles de grandeurs 1 à 6 sont très rares. Ces anomalies locales permettent de comprendre que l'angle des lignes de plus grande et de moindre densité soit de 78° au lieu de 90". Autre fait à remarquer, la ligne de plus grande densité ne passe pas par le Soleil, mais celui-ci en est à une petite dislance, un dixième environ de la distance extrême des étoiles visibles à l'œil nu selon Argelandcr et du côté de l'ascension droite iS*", c'est-à-dire à une distance à peu près égale à celle qui sépare les étoiles de i** et de 2*^ grandeur. Cette petite excentricité du Soleil se fait sentir dans la distribution des étoiles visibles à l'œil nu, pour lesquelles les maxima de densité ne sont point aux extrémités d'un même

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