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VI. — Système de p Ophiuchus

3i8. Orbites de Schuret de Doolittle, — Comme nous Pavons vu plus haut (n" 319), le système de/? Ophiuchus est un de ceux dont on possède le plus d'observations et dont le plus de calculateurs se soient occupés. En janvier i8()4» W. Schur publia sur ce groupe steliaire un Mémoire fort important (*) dans lequel il détermina les éléments de l'orbite à l'aide de Pensemble de toutes les observations connues depuis W. Herschel jusqu'en iSyS.

Cette orbite, basée sur près de 4oo observations, pouvait être considérée comme définitive. Cependant comme Schur n'avait employé que les angles de position, E. Doolittle (2) reprit de nouveau, en 1897, le calcul à l'aide des deux coordonnées observées, angle de position et distance; la nouvelle orbite ainsi obtenue concorde très sensiblement avec celle de Schur, ainsi qu'on en peut juger par les valeurs suivantes :

(*) Untersuchungen ûber die Bahn der Doppelsterns p Ophiuchi^ von W. Schur {AsCronomiscfie JVachricàten, n** 32-20-3221). Dans ce Travail, Schur n'emploie que les angles de position ; il laisse de côté les distances à cause des difTercnces des erreurs individuelles.

(') The orbite 0/ F p Ophiuchi by Eric Doolittle (Astronomical Journal, n* 400; 1897).

1^6 TRAITÉ d'astronomie STELLAIRB.

Schur. Doolittle.

P 88',3954 86',66Co

a 4'>fio 4*152

Une éphémérlde basée sur l'orbite de Schur devait donc être considérée comme bonne.

349. Irrégularités périodiques signalées par See. — Or, lorsqu'en iSgS See reprit, avec l'objectif de o™,66 de l'observatoire Leander Mac Cormick de l'Université de Virginie, les mesures des coordonnées du compagnon de ce système, il fut fort surpris de constater, entre l'épliéméride de Schur et ses observations, des écarts considérables allant jusqu'à près de 5** en angle de position. Quelques mois plus lard, de nouvelles observations de Hough , Lomstock et Moulton confirmèrent celles de See, et cet ensemble mit hors de doute l'existence d'un écart rapide du compagnon relativement aux positions assignées par l'orbite de Schur.

Reprenant alors l'ensemble des observations rangées par ordre chronologique et comparant les lieux observés aux lieux calculés, See fit voir que ces écarts n'étaient point limités à l'époque actuelle, mais qu'il y avait dans le mouvement angulaire du compagnon une irrégularité périodique qu'il était impossible d'attribuer aux erreurs d'observation. Cette périodicité se montre d'ailleurs bien simplement par les deux procédés suivants :

1° L'orbite de Schur, projetée sur un plan perpendiculaire à la ligne de visée, donne une orbite apparente théorique qui, si la première est exacte, doit coïncider avec rdlipse apparente tracée par les méthodes indiquées plus haut (n°'2o6 et 257) pour satisfaire le mieux à l'ensemble des lieux observés, hdijig, 53 donne la première ellipse en trait plein et la seconde en ligne ponctuée; les deux courbes s'entrecroisent d'une façon absolument régulière et leur comparaison montre bien nettement le déplacement périodique du compagnon observé, par rapport à la trajectoire

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