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CHAPITRE XV. — ASTRONOMIE UE L INYISIBLE

apparente de ce compagnon telle qu'elle résulte de Torbite moyenne calculée par Schur avec l'ensemble des observations.

Fig. 53.

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2° La liste, formée par ordre chronologique, des durées de période successivement calculées pour le compagnon de ce système binaire est la suivante :

Date. Auteur. Période. Date.

1830. Enckc 79,09 1868.

1833. J.Herschel 80, 34 1874.

1835. Mâdler 80,61 1876.

1842. Mâdler 96,0^ 1878.

1849. Hind 88,48 1888.

1851. Villarceau 98,34 1890.

1855. Powell 98,15 1893.

1857. Jacob 93 , 10 1893.

1858. Klinkerfue» 95,97 1895.

Auteur. Période.

Scnur 94,37

Flammarion 97- ,77

Tisserand 94 ,93

Pritchard 94,44

Core «7,84

Mann 88,04

Schur 88,39

Burnham 87,7:')

Sec 87,70

l48 TRAITÉ D*ASTRONOXIE STKLLAIRE.

11 en résulte que jusqu'en i835 la durée de la période est à peu près de quatre-vingts ans, tandis qu'à partir de 1848, jusqu'en 1878, elle est notablement plus grande etvoisînede quatre-vingtquatorze ans, et que d'un autre côlé, à partir de 1888, elle a diminué et reste voisine de quatre-vingt-huit ans.

La durée de la révolution du compagnon, et par suite les dimensions de son orbite, semblent donc varier d'une façon périodique; de plus le sens et la grandeur de cette variation rendent compte des écarts des deux orbites de \dijig. 53.

330. Cause physique de ces irrégularités. — D'après See, la cause physique de ces écarts est l'existence d'un satellite obscur circulant autour du compagnon visible et lui faisant décrire une courbe sinueuse de part et d'autre de l'ellipse théorique. Pour lui, Torbite de Schur, basée sur l'ensemble des observations, et par suite débarrassée de l'influence de cette cause ])erturbatrice, représente à fort peu près exactement l'orbite du centre de gravité du système formé par le compagnon visible et son satellite, et les écarts aux positions qu'on en déduit pour le compagnon visible donnent l'efl^et perturbateur. On se trouve donc dans le même cas que celui de Ç Kcrevisse et il pourrait être traité de la même manière.

M. See s'est contenté d'une solution approximative basée sur la comparaison graphique des coordonnées théoriques et observées, et il en a conclu que le compagnon visible de l^ étoile de Flamsteed 'jO Ophiuchus possède un satellite obscur , de niasse et de distance telles qu'il lui fait décrire en trente-six ans, autour de leur centre de granité commun^ une orbite dont les éléments elliptiques sont les suivants (^) :

T = 1822,0, I = Go"i,

a = o'jSo, n = io°o.

Avec la parallaxe o",2 adoptée par Schur, les demi grands axes ( ' ) T. See, Itesearches on the es^olution of the stellar systenij p. 202 et suiv.

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