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CHAPITRE XII. — SYSTÈMES BINAIRES

résiillals, et qu*cn conséquence « beaucoup d'entre les étoiles doubles ne sont pas doubles qu'en apparence, mais doivent être considérées comme une combinaison réelle de deux étoiles inlimemenl reliées l'une à l'autre par le lien de leur attraction mu- Inelle ». D'après lui, la plus petite des deux étoiles devait décrire autour de la plus brillante une orbite elliptique, et les observalions dont il est ici mention lui permirent d'assigner une valeur déterminée à la durée de révolution de cinq d'entre elles :

Castor î î'.>, ans

Y Lion 1*200 ans

£ Bouvier 1O81 ans

Serpent 37'> ans

Y Vierge 708 ans ( * )

Celte splendide découverte ouvrait à l'Astronomie un nouveau champ d'investigation. Dès 181G, J. llersclud et sir James Soulh enlreprirent lu surveillance du ciel boréal el, pendant dix ans, publièrent soit ensemble, soit séparément, de nombreuses séries d'observations; lors de son séjour au Cap, J. Herschel catalogua 2K)5 couples d'étoiles et donna une mélbode élégante pour le calcul de leurs orbites.

En même temps, W. Struve reprenait l'examen du ciel boréal (i8'24-i836) à Dorpat avec le célèbre é([ualorial (o"\ 27) de Fraunliofer; les résultats de cette revision donnèrent les mesures de 3i3^ étoiles multiples; ils ont été réunis dans un Ouvrage d'importance capitale que nous aurons l'occasion d'étudier plus loin et qui renferme, en outre, l'indication de méthodes nouvelles d'observation encore suivies aujourd'hui.

Après lui, Madler, Bessel, Dawes, O. Struve, Schmidt et Demhowski contribuèrent à l'avancement de celte branche de l'Astronomie : l'œuvre de ce dernier est surtout rcmar([uable; de i85.î

(') Si pareille délcrminalion lui fut impossible pour ^^ Hercule, les ol)scrvjitir>n»i «le ce système furent pour lui roccasion de voir « un phénomène nouveau en Astronomie, celui de l'occultalion d'une étoile par une autre ». Dn 17-5, en eiïet. il vit sans difficulté les deux composantes, tandis (jue, lorsqu'il en reprit l'étude en i8o2, il ne put, malj;ré l'emploi d'un grossissement de '-îi^o, séparer la petite étoile de la grande, et n'obtint, dans les cas les plus favorables, qu'une image focale un peu allongée, indiquant la superposition partielle de l'une des étoiles sur l'autre.

à 18-8, il repril la mesure de lous les couples accessibles à un objectif de 7 pouces en même temps qu'il découvrait de nombreux couples nouveaux. Les 20000 observations précises qui lui sont dues ont été recueillies après sa mort par deux célèbres observateurs d'étoiles doubles, Otto Struve et Schiaparelli, et éditées dans les Accademia dei Lincei de Rome.

Aux noms précédents, il convient d'ajouter ceux lout actuels de Burnham et de See qui, le premier surtout pour riiémisphére boréal, le second pour riiémisphère austral, s'attachent à découvrir et mesurer les systèmes binaires qui ont échappé aux observateurs antérieurs; de pareilles recherches ont une grande importance, parce qu'elles s'adressent, ou bien à des couples de plus en plus serrés et, par suite, à durée de révolution de plus en plus courle, si bien qu'au bout de très peu d'années d'observation on peut en calculer les orbites, ou bien à des couples dont l'une des étoiles est parfois brillante tandis que le compagnon est d'éclat très faible (2® et i/}*' grandeur par exemple) et qui offrent ainsi un intérêt spéculatif considérable pour nos vues sur la formation de ces systèmes. Le nombre des couples découverts jusqu'ici par M. Burnham est environ de 1000; pour M. See, qui a commencé à la lin de 189G, il atteint déjà 5oo(').

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