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CHAPITRE XII. — SYSTÈMES BINAIRES

le plus grand calme de TalmosphclTe et ton le antre circonstance favorable, pour élre vues parfaitement doubles ou tout au moins assez bien pour qu'on puisse décider de la duplicité (' ).

« L'observation de ces étoiles doubles exige une puissance de pénétration et de clarté peu commune, aussi ne faut-il pas oublier de préparer graduellement son œil par quelques étapes de vision. Ainsi, si Ton veut voir x de la Couronne boréale (5 et 5.6) (une des étoiles doubles les plus serrées), on laissera quelque temps le télescope braqué sur a Gémeaux ou sur ^ Verseau, |jl Dragon, p Hercule, a Poisson ou sur la curieuse étoile double e Ljre ; on les regardera longtemps, afin que l'œil acquière la facilité de voir ces objets distinctement et bien. On passera ensuite à Ç Grande Ourse et à la belle étoile triple du pied de devant de la Licorne, puis à i Bouvier qui est une belle miniature de a Gémeaux, à l'étoile qui précède a Orion, puis à n Orion; pendant ce temps, l'œil et la lunette se seront tous deux préparés à ce tableau plus délicat encore qu'est r, Couronne boréale. Ce serait en vain que Ton tenterait cette observation, si toutes les étoiles précéd(3nles jusqu'à / Bouvier n'avaient été bien nettement séparées, carr^ Couronne est une miniature encore plus fine de / Bouvier que / Bouvier Test de a Gémeaux. Si l'observateur a bien réussi, il peut alors essayer en même temps b Dragon, quoique je doute qu'un grossissement moindre que 4oo ou Doo le montre double, tandis que les autres étoiles se voient avec le grossissement de 227. Pour essayer les étoiles d'inégale grandeur, on pourra suivre l'ordre suivant, a Hercule, a Cocber, Gémeaux, k Cygne, f Persée et b Dragon, après quoi l'observateur pourra passer à un objet beaucoup plus beau s Bouvier (3.5 et G. 5, distance 2", 5 à 3'',o) que j'ai suivi de très près depuis deux ans comme éminemment propre à la mesure des parallaxes des étoiles fixes. »

Dans la seconde classe d'étoiles doubles, il a placé toutes celles qui sont convenables pour la comparaison par les yeux des distances aux diamètres apparents ou les mesures très délicates avec le micromètre; le grossissement du télescope ne doit pas être beaucoup moindre que 200 et celui-ci doit donner comme image

l') Il fait remarquer d'uillcurs qu'un observateur ne doit condaiiiner ni son instrument ni son œil, s'il ne réussit point à les séparer.

6 TRAITÉ n'ASTRO>OMIE STELLAIRE.

(lu groupe stcllaire deux disques ronds, bien définis, séparés l'un de l'autre par une ligne noire bien nelle.

La Iroisième classe renferme les étoiles doubles dont la dislance est comprise entre 5" et i5"; si elles doivent servir à la détermination des parallaxes, elles peuvent être regardées comme débarrassées tout à fait des elFets de la réfraction, etc.

Les quatrième, cinquième et sixième contiennent les étoiles doubles dont les distances sont comprises entre i 5'' et 3o'', 3o"et r', i' et 2' ou plus.

« (les étoiles sont à peine utilisables pour la détermination des parallaxes slellaires : on les a néanmoins cataloguées, car elles peuvent conduire à la solution d'un problème fort important aussi, celui de la parallaxe systémali(|ue provenant d'un mouvement de translation du Soleil, solution pour laquelle la précision des mesures micrométriques serait d'un grand secours. »

247. Classification de \V. Struve. — Cette classification un peu vague d'Herschel a été reprise plus tard par W. Slruve (*) alors (jue les moyens de mesures étaient devenus plus précis. La limite supérieure de distance admise par Struve pour que deux étoiles voisines s'appellent ^,^/o//t' double est 3a'' et cet intervalle est partagé en liuit classes par ordre de dislance comme il suit :

Classe. ï>isliince. Classe. l>islanrc.

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Au point de vue de l'éclat, Struve sépare les étoiles en deux groupes, les hrillanles dont les compagnons sont supérieurs à la 8'- grandeur, el \qs restantes lorsqu'ils sont au-dessous ; le nombre total des étoiles doubles retenues par Struve est de '?.Ç)/\\ se distribuant ainsi :

ï)is

liince.

( ' ) w. J>TuiTVi:, StellaruTH duplicium et nmlti plie uni mcnsurœ microfuetricœ jtt'r tna<;nuni Fraunlioferi tubum annis a \^2\ ad 1837 in spécula Dorpatensi institutœ (\K\-}.

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