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II. — Histoire de quelques étoiles de cette classe

393. Étoile BD -h ii^'iojy (•j^'.i à 76%9).— Cette étoile, de la constellation de l'Aigle, a été signalée par E. Sawjer puis par

Fig. 63.

Gr

ao

M. Luizet (') comme étant une variable du Ijpe Algol ; d'après a-

(*) Luizet, Sur l'étoile variable HD -}-r.»°3557 {Astronomische Nachrichten, n" 3596; 1899).

TRAITÉ d'astronomie STKLLAIRE.

dernier, son éclat varie en 3^' 53"* de la grandeur 7^*^,1 à la grandeur 7^% 9, le décroissement de la constance au minimum et l'accroissement qui le suit étant de même durée i''57"; d'autre part, l'étoile restant constante pendant 17^*28™', la durée totale de sa période serait de 2i''2i™= 0^89, de sorte que l'époque du minimum de rang n serait donnée en temps moyen de Paris par ( ' )

1898 Octobre 3^, 54 -h o^, 89 n.

Sa courbe de lumière est représentée dans la fig, 63, où réchelle des grandeurs est déduite du Catalogue photométrique de Potsdam.

394. UOpliiuclius (6p%o à ôs'',^); sa période, ses variations (^). — La variabilité de cette étoile a été trouvée par Gould en 1871 ; d'après Sawjer, qui le premier l'observa assidûment (1881), et Chandlcr, la durée de sa période est de 2o'*7™4i%6 et celle de l'intervalle de sa variation lumineuse de 5**o"* l'éclat restant ainsi

Fig

(',onslinit et de 6*^ grandeur pendant à fort peu près i5''; d'autre

(') K.-r. Sawykh, On a new variable 0/ the Algol type {Astronomical Journal, \()l. \IX, p. l'i'i).

.M. LriZKT. Sur l'étoile variable du type Algol DM -4- 12",35;»7 {Comptes rendus des séances de r Académie des Sciences, vol. CWIX, p, 269).

(-) Astronomical Journal, vol. VIII, p. 70.

CaAPITRB XVII. — ÉTOILES DOUBLES PHOTOMÉTRIQUES, ETC. 207

part, la période d'accroissement de lumière ne serait pas symétrique à celle du décroissement, Taccroissement lumineux subissant un arrêt bien marqué une demi-heure environ après le minimum, arrêt un peu plus prononcé d'ailleurs et avec un minimum plus étendu et plus plat pour Sawjer que pour Chandier : pour Ions deux, le décroissement de lumière est un peu plus rapide que l'accroissement; \?ijig, 64 représente la courbe moyenne qui résulte de leurs observations.

Il faut ajouter ce fait important que, d'après Chandier, la durée de la période est soumise à des inégalités périodiques, la date du minimum de rang/i étant représentée par l'expression

T = ToH- 2o''7'"4?.", 56 X n -h 80" sin(o°,o23n -4- i4o%o) (i);

la durée de cette inégalité serait donc d'environ iSooo périodes, soit environ 35 ans.

395. Y Cygne (7^**, i à 7"% 9). Minima pairs et impairs, Dïuier, — La variabilité de cette étoile a été découverte par Chandier en 1886; depuis lors elle a été observée par Chandier, Plassmann,Yendell et Diiner, et surtout étudiée avec le plus grand soin par ce dernier pour la coordination de toutes ces observations.

Fig. G5.

tt

I^ seule courbe de lumière publiée jusqu'ici {fig- 65) et due

(') D'après Chandier,

T„=i88i Juillet 17. i'j»'/15'".

208 TRAITÉ d'astronomie STELLAIRK.

à Yendell (*), n*a malheureusement pas été prolongée jusqu'à l'éclat constant; elle comporte en outre, à la montée, une inflexion forte qu'il sérail bon de vérifier. L'étude est plus complète en ce qui concerne les minima et leur mode de succession. La durée de la période est de 2^ 28** 54°*43% 26, partagée en deux intervalles de variation correspondant à deux minima d'éclat égaux tous deux à la moitié de Téclat constant, mais de durées différentes, quoique voisines de 8**; d'autre part, les intervalles de temps qui séparent les deux minima d'une période ne sont pas égaux, de telle sorte que, si l'on veut avoir l'époque d'un minimum à partir d'une certaine origine, il convient de distinguer son ordre de parité; Dùner donne, à cet égard, les formules suivantes (^) :

Minima pairs Dec. 1886 (j^u'^SS'" 5" -l- 2^ 23** 54° Sa', 69 /t

Minima impairs Dec. 188G io^2i''46'° i5'h- 2'23'*54'"33',9']/i

n étant le nombre de périodes écoulées depuis l'origine.

En faisant /i = o dans les deux formules on a le premier minimum pair et impair, leur différence est iJ io**i i"*io*; la valeur /t = I introduite dans la première formule donne le second minimum pair et sa diflerence avec Tépoquedu minimum impair précédent est iJi3**43S43, supérieur de près de trois heures et demie à la première.

D'autre part, mettons les deux formules précédentes sous la

forme

m;, = To-f- /lO, M? =. T, -4- // ( - £),

nous aurons

m;'/' - M? ^ (Tt - To) -f- /i£,

de sorte que

(M;'/' - Mn-(M?- M7,) = — 2(T,- To) -^ 2/i£.

La différence entre les intervalles de ces minima successifs pris dcu\ t\ deux ne serait pas constante; elle croîtrait avec le temps.

( ' ) P. -S. Yendell, Ao/e on thc déments 0/ l' Cygni ( .-Istronomical Journal^ n^ -233).

( - ) (\. Du.NER, Sur les cléments de l'étoile variable V Cygni {Comptes rendus de l'Académie des Sciences de Stock liolm, iSg-.i).

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