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CHAPITRE XVIII. — ÉTOILES DOUBLES PHOTOMÉTRIQURS, ETC

2° On constate des changements périodiques dans les intensités relatives des lignes, des doublements périodiques de quelques lignes obscures et des changements périodiques des lignes brillantes par rapport aux lignes obscures.

3** Il y a dans ^ Lyre deux sources de lumière donnant les spectres à lignes obscures et se déplaçant l'une par rapport à l'autre dans la direction de la ligne de visée; quand le mouvement relatif suivant cette ligne est nul, aucune ligne n'est dédoublée; c'est ce qui se présente aux époques des deux minima.

4® La vitesse relative maximum des deux composantes à lignes obscures est d'environ 200'"°.

5" L'une des composantes à lignes obscures comporte une grande ressemblance avec Rigel, l'autre avec Bellatrix, sans cependant qu'on puisse affirmer leur complète identité; mais ces deux étoiles sont, parmi les mieux connues, celles qui leur ressemblent le plus; nous appellerons donc R et B ces deux composantes.

Les lignes spéciales à chaque composante sont toujours simples et pendant toute la période elles conservent la même position relative par rapport aux lignes de l'hydrogène communes aux deux spectres.

6" En outre des lignes obscures, sont plusieurs lignes brillantes qui changent leurs positions par rapport aux lignes obscures.

Les conditions lors du premier maximum ne sont pas aussi simples

que celles du second, quoiqu'il soit cependant bien évident qu'à

ce point de la courbe de lumière la composante R s'éloigne de B.

Entre le minimum principal et le minimum secondaire, les

lignes brillantes sont du côté le moins réfrangible par rapport

aux lignes obscures; au maximum secondaire, les lignes brillantes

sont presque bissectées par les lignes obscures, tandis que du

minimum secondaire au minimum principal les lignes brillantes

sont du côté le plus réfrangible par rapport aux raies obscures.

En ce qui concerne les déplacements des lignes brillantes par rapport aux raies obscures de la composante R, on voit qu'elles sont toujours dans la même direction que celles de la composante B par rapport à R; ainsi, dans la première moitié de la période, les lignes brillantes aussi bien que les lignes obscures de B sont moins réfrangibles que celles de R, tandis que dans la Seconde moitié elles sont plus réfrangibles.

2^2 TRAITÉ d'astronomie STELL4IRE.

-® Les difierenccs d'inteasité autour des deux, minima des lignes obscures spéciales à R et à B indiquent que, près du minimum principal, R est partiellement éclipsé par B. Si nous laissons les lignes brillantes hors de cause, on constate en effet que près du minimum principal le spectre de ^Lyre ressemble considérablement à celui de Bellatrix, indiquant ainsi que la composante B est située entre nous et la composante R; mais Téclipse n'est que partielle, car les lignes qui joignent le spectre de p Lyre à celui de Bellatrix indiquent alors les principales lignes de la composante R.

8° 11 y a accroissement d'éclat des lignes brillantes un demi-jour environ après le minimum secondaire.

L'ensemble de ces observations met donc hors de doute ce fait qu'il se produit une éclipse partielle quand les deux corps se trouvent sur la direction de la li^ne de visée,

461. Son orbite, par Belopolsky, — Mais c'est seulement dans Télé de 1897 qu'on obtint pour ^ Lyre une courbe de vitesses radiales permettant de déterminer l'orbite relative du compagnon; elle est due à Belopolsky et résulte de ses observations spectrographiques au grand équatorial (0^,76) de l'observatoire de Poulkowa (*).

Ces vitesses obtenues par la mesure des déplacements de la raie obscure ). /\/\8i et exprimées en kilomètres sont données dans le Tableau suivant où le temps est compté en jours et heures à partir du minimum princi{)al.

Les époques de vitesses radiales nulles correspondent donc très sensiblement à celles des deux minima et de même les vitesses radiales maxima sont à peu près simultanées avec les époques des maxima de lumière.

( ' ) V Bklopolsky, /Veiv investigation of the spectruni of ^ Lyrœ ( The astropkysical Journal, vol. \I, p. 3j8 cl siiiv.)-

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