I. — Généralités
470. Définitions* — Les systèmes complexes que nous venons d'étudier sont loin d'élre les seuls que forment les étoiles : l'observation attentive du Ciel a fait connaître dos groupes serrés de trois, quatre, cinq . . . étoiles, et même des agglomérations, dans une petite étendue de la sphrre, d'un nombre considérable d'entre elles. On appelle les premiers étoiles ou systèmes multiples et les seconds, amas steltaires.
Ali. Ce sont des systèmes physiques. — La première question à résoudre est de savoir si ces groupements constituent des systèmes physiques ou simplement de pures coïncidences optiques dues à la presque identité de direction des rayons visuels aboutissant à des étoiles très difTércmmenl éloignées de nous. Prenons comme exemples les étoiles lri|)les et, pour préciser, supposons que la plus faible composante du groupe soit au moins de S*' grandeur et que la distance angulaire maximum soit, comme pour les étoiles doubles, de .ia", c'est-à-dire que sur la sphère les trois composantes soient comprises à rinlérieur d'un cercle de Sa'' de diamètre; un raisonnement analogue <à celui du n^ 218 montre que le nombre probable des grou[)es optiques de celte espèce est une fraclion négligeable de l'unité. Prati(piement, on doit donc considérer comme physiques tous les systèmes de celte classe. Cette conclusion ac(|uiert plus de force avec le nombre des étoiles qui constituent le groupe; cl, si sa certitude diminue lorsque la distance angulaire augmente, on ne doit pas moins considérer