I. — Étoiles simples
54o. Historique, Lalande. W, et J, Ilerschel, Schjellerup. — Jusqu'à la découverle des lunelles nos connaissances, sur ce sujet, étaient pour ainsi dire nulles. Ptolémée cite six étoiles d'un rouge de feu, Arcturus, Aldébaran, Pollux, An tarés, Betei^euse et Sirius; mais son assertion est sujette à doute tout au moins pour deux d'entre elles : Sirius, qui est blanche et qu'au commencement du X® siècle les Arabes notaient aussi comme blanche, et Pollux qui n'est pas rouge mais jaune très foncé. D'autre part, on a peine à s'expliquer comment les astronomes grecs et arabes n'ont pas indiqué la teinte fortement rouge d'un certain nombre d'étoiles des premières classes de grandeur, telles que j3 Petile Ourse, teinte que l'on perçoit cependant si aisément à Tœil nu.
Les lunetles, en concentrant les rayons lumineux en une image peu étendue, ont rendu l'observation plus certaine, et depuis bnir emploi le nombre des étoiles colorées connues a été peu à peu en augmentant, et aux étoiles rouges ou jaunes on a ajouté d'abord des étoiles bleues, 7^ Lyre (M\aiOTTE, Traité des couleurs ; iG8()), puis des étoiles vertes, Castor (W. Herschel). Mais dans la presque totalité des étoiles colorées isolées la coloration varie du blanc au rouge; aussi les Catalogues et listes de ces étoiles ne contiennent que des étoiles rouges.
La première en date (i8o5) est due à Lalande et contient 33 étoiles ('); vient ensuite la liste un peu plus étendue que J. Flerschel
(') J. i)K Lalande, Liste de 33 étoiles rouges {Connaissance des Temps pour
iS;o7, p. 37S).