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CHAPITRE XXIII. — ÉTOILES COLORÉES. SqS

publia en 1847 (*) ®^ 4"* conlient 70 étoiles, et enfin en 1866 le célèbre Catalogue de Schjellerup (2) qui, avec son Supplément, donne les positions de 293 étoiles rouges jusqu'à la grandeur ïo,5. Mais il semble que la plus grande partie de ces déterminations n'ont qu'un caractère de note provisoire et que, sauf de bien rares exceptions, on ait cherché à déterminer exactement les couleurs.

5i6. ZoUner. Méthode de Schmidt, Échelle de Duaér, — Les premières recherches méthodiques sur ce sujet sont dues à Zollner et à Schmidt. Le premier égalise la couleur de chaque étoile à celle variable à sa volonté et obtenue par la rotation du polariseur de son colorimèlre ('); les mesures de coloration se ramènent ainsi à des mesures d'angles. Zollner détermina les colorations relatives de 34 étoiles des plus brillantes (*).

Schmidt emploie une méthode toute différente C^), assez analogue à celle des degrés pour la mesure des grandeurs et basée sur l'appréciation de l'effet physiologique produit par l'adjonction successive à la couleur blanche de deux faibles teintes allant du jaune au rouge. « On peut ainsi exprimer avec sûreté les colorations comprises entre certaines limites par des nombres qui donnent aux estimations leurs valeurs réelles. » Négligeant les lueurs vertes de maintes étoiles isolées, il se limite à la série de couleurs qui, partant du blanc pur, arrive par tous les degrés du jaune à atteindre le rouge : le zéro de son échelle est ainsi le blanc pur et le sommet marqué par le chiffre 10 correspond au

( * ) J. Herschel, Approximate places of seventy six stars ruby coloured or very intensely red insidated stars {Besults of astronomical observations made at the Cape 0/ good //ope, p. 4'i^)-

(-) Schjellerup, Catalog der rothen^ isolirten Sterne welche bis zum Jahre i8')0 bekannt geworden sind {Astronomische JVachrichten, n" 1591 et 1613). — C. Schjellerup, Zweiter Catalog der rotheriy isolirten Sterne^ vervollstàndigt und fortgefiikrt bis zum Schlusse des Jakres 1874 ( Vierteljahrsschrift der astronomischen Gesellsclia/t , </ année, 1874, p. aoi et suiv.).

(^) F. Z'iLLNER, Grundzilge einer allgemeinen Photometrie des ffimmels (1861, p. i3 et suiv.).

(*) F. ZiiLLNER, Ueher Farbenbestinimung der Gestirne {Astronomische Aachrichten, n«» 1701; (1868).

(* ) J. Schmidt, Ueber die Farben der Fixsterne {Astronomische Nachrichten, n- 1897 et 190*2).

rouge libre de tout mélange de jaune : dans cette échelle le jaune pur correspond au chiffre 4 et l'orangé au chiffre 6. Schmidt publia les déterminations exactes de 162 étoiles jusqu'à la 7* grandeur.

Sans changer les graduations fondamentales de Schmidt, Dunér et Safarik ont précisé les degrés intermédiaires et leur échelle complète, adoptée universellement aujourd'hui, est la suivante :

o Blanc pur

1 Blanc bleuâtre jaunâtre

>. Blanc jaunâtre

) Jaunâtre

i Jaune pur

'). . . . Jaune paille

<» Orangé

7 Jaune d'or

8 Rougeâtre

<) Rouge <le cuivre

10 Rouge pur

II convient d'ajouter que dans aucune étoile on n'a renconlré ni le blanc pur (o), ni le rouge pur (10) correspondant à la raie (^ de Fraunhofer.

547. Représentation chromatique de Smyth, — L'appréciation des couleurs a été faite d'une autre façon par l'amiral H. Sniylh ; dans son Ouvrage Sidereal cliromatics^ publié en 1864, cet astronome donne un Tableau chromatique d'un cerlain nombre de teintes types auxquelles on rapporterait les couleurs observées. Chacune des couleurs fondamentales, rouge, orangé, jaune, vert, bleu et pourpre, fournit quatre leintes; l'observateur compare l'étoile observée à ces teintes et désigne sa couleur par le numéro du Tableau dont elle se rapproche le plus, la couleur sera donc désignée par exemple par le n" ?i du rouge, ou le n" 2 du vert. Celte méthode de Smjth, qui fournissait la désignation de ^4 couleurs, n'a pas été ado|Hée.

548. Catalogue de Kriiger, — Nous avons encore à signaler le Catalogue de J. Birmingham (1877) qui contient 728 étoiles cl sa nouvelle édition publiée en 1888 par Espin où l'on trouve i524 étoiles, dont 4 18 entre Téquatcur et le parallèle de 23** de déclinaison. Mais le travail aujourd'hui classique sur ce sujet est

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