le 27 septembre
La variation de couleur de cette étoile serait donc périodique et la durée de cette période serait probablement très courte (*).
Vers 1867, H. Klein signalait un changement périodique de couleur dans a de la Grande Ourse; d'après lui, cette étoile passe en trente-six jours du rouge feu au jaune rougeâtre ou jaune (^). Revenant sur cette question en 1869, il donna 32^,6 comme durée de la période ; c'est à fort peu près la durée, 33 jours, qu'obtint H. Weber à l'aide d'une série de 3oo observations s'étendant d'août 1876 a novembre 1877.
Un peu plus tard, Weber constata que P Grande Ourse passait en vingt ou vingt-trois jours par les nuances blanc bleuâtre, jaune blanc et blanc jaunâtre; de son côté, Goldschmidt a reconnu que ^ Persée varie du rouge au blanc en passant par les nuances rose orange et jaune : de même, d'après Tornwall Kôhl, les couleurs de ^ Bouvier et de 7^ Gémeaux éprouveraient des changements périodiques dont la durée serait d'environ un mois (').
On doit donc considérer comme démontré que les couleurs d'un certain nombre d'étoiles varient assez rapidement, que.
(') Il est regrettable que l'échelle de comparaison des degrés eolorimétriqucs et des nombres de coloration faite par Schmidt {Astronomische Nachrichten, n* 1902) ne soit point assez étendue pour permettre la traduction des degrés de Zôllner en nombres de Schmidt.
(') H. Klein, Ueber den periodischen Farbenwechsel von a Ursœ niajoris {j4$tronomi$che Nachrichten, n" 1663, 1733, 2111 et 2127).
(^) Il convient de ne comparer entre elles que les observations d'un même observateur, faites à peu près à la même distance zénithale et par des états analogues de l'atmosphère.
4oa TRAITÉ d'astronomie 'STSLLÀIBB.
la plupart du temps, ces variations sont périodiques, et que parfois les durées des périodes sont fort courtes*
C'est là une conclusion inattendue et fort importante : En effet, l'explication la plus probable de ces courtes variations périodiques, si étranges au premier abord, consiste à admettre que ces variables colorées sont des étoiles doubles à éclipses, dont les composantes diffèrent plutôt par la couleur que par Téclat : elles formeraient ainsi un nouvel échelon de transition entre les variables du tjpe Algol et celles du type p Lyre. Rien de plus facile d'ailleurs que de soumettre cette conjecture au contrôle de l'expérience, la plupart des étoiles qui précèdent étant, par leur éclat, des plus facilement abordables aux études spectrographiques.