‹ Traité d'astronomie stellaireChapitre 264 sur 281 · j » blancs o · texte numérisé non relu

j » blancs o

27 » blanc jaunâtre o,-).o o,5 0,0

1^ » jaunâtres o,34 i,5 0,0

11 » jaunes 0,59 i ,3 0,0

7, » jaune d'or ... 0,45 0,6 o,3

5 » verts 0,76 2,1 0,0

375 Moyenne totale 0,4^

Composantes de couleurs analogues.

3o systèmes de blanc et jaune 0,82 a, 3 0,0

i3 » jaune et jaunr 0,82 3,5 0,0

58 )' blanc et bleuâtre . . i,38 4j» ","

Moyenne totale. .. . i,i4

Composantes de couleurs différentes.

52 systèmes de jaune et bleu i,58 5,0 0,4

52 »> jaunâtre et bleuAtrr.. 1,92 4?^ 0,6 16 » vert et bleu ^»79 6|i * >o

Moyenne totale. ... i ,88

Les moyennes 0,42, i,i4 et 1,88 vont progressivement en augmentant, et les écarts entre les trois valeurs sont tellement grands qu'on ne peut concevoir aucun doute sur la vérité de cette assertion que la différence de grandeur des deux composantes d^un système binaire coloré est d^ autant plus grande que les écarts de coloration sont eux-mêmes plus grands. Cette loi est fort importante.

4o6 TRAITÉ D*ASTR0N0MI1I 8TBLLAIRE.

6. Étoiles restantes. — Dans les couples que Slruve appelle restants on est loin de pouvoir toujours déterminer les couleurs des deux composantes; ainsi sur les 1980 de ces couples contenus dans son Catalogue on ne connaît les couleurs des deux composantes que pour 707 d'entre eux, soit à peu près le tiers. Sur ces 707 couples 55o ont la même couleur à la même intensité; dans les 207 autres les composantes diffèrent soit par la couleur, soit par l'intensité de la coloration; c'est sensiblement la même proportion que dans les groupes brillants. D'ailleurs le nombre des groupes blancs parmi les premiers est relativement plus considérable encore que dans les groupes brillants.

Dans les groupes à composantes de couleurs diîFérentes, on rencontre la même variété que plus haut.

Il nous parait inutile d'en faire l'analyse complète.

554. Réalité de ces différences de couleurs, — « En voyant dans les Catalogues d'étoiles doubles tant de combinaisons binaires de rouge et de bleu verdâtre, de jaune et de bleu, il me vint à l'esprit, dit Arago (*), que les teintes bleue ou verte de la petite étoile n'avaient rien de réel, qu'elles étaient le résultat d'une illusion, un simple effet de contraste. » On sait, en effet, qu'une faible lumière blanche paraît verte dès qu'on en approche une forte lumière rouge; qu'elle passe, au contraire, au bleu ou au violet lorsque la vive lumière environnante est orange ou jaune ; et l'on rencontre dans les systèmes binaires un assez grand nombre de pareilles combinaisons de couleurs pour qu'on soit en devoir d'examiner de près cette hypothèse.

Il y a lieu de remarquer d'abord que dans le Catalogue de W. Slruve sur les 2^1 à compagnon bleu io4 seulement ont des couleurs complémentaires; d'autre part, la question est bien facile à trancher dans chaque cas particulier. Il suffit de cacher l'étoile principale avec une lame tendue sur la plaque du micromètre de la lunette en laissant le compagnon visible dans le champ : si la coloration de celui-ci persiste, elle lui appartient bien réellement; si au contraire elle disparaît, c'est qu'elle n'était antérieurement

(') Arago, Notice sur la coloration des étoiles doubles [Connaissance' des Temps pour 1828 (publiée en iSaS)].

Page 1