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CHAPITRE XIV

HISTOIRE ET DESCRIPTION DE SYSTÈMES Blx>AIRES. 1 I 1

ensuite par C. Mayer en 1778, et, depuis, étudié d'une façon assez continue, ce système est fort intéressant à plus d'un titre. Cest sur ces étoiles qu'on a constaté, pour la première fois, un moavement propre (5", i4) considérablement supérieur à la raojenne et qui n'a été surpassé depuis que par ceux de l'étoile i83o Groombridge et de l'étoile de Kapleyn (zones de Cordoba).

Fig. 5o.

C'est, d'ailleurs, la rapidité énorme de ce mouvement propre qui avait fait présumer S Bessel sa proxiinilé de la Terre, et le lui avait fait choisir pour servir à prouver que certaines étoiles sont à (les distances accessibles à nos moyens de mesure; il trouva, pour leur distance commune au Soleil, ()oo 000 rayons de l'orbile terrestre (a Centaure est seule plus rapprochée).

Ces cloilos sont donc emportées dans l'espace d'un niouvemenl

TRAITÉ d'astronomie STELLiIRE.

commun, tout en restant à la mémo distance du Soleil; elles sont donc liées Tune à Tautre et doivent tourner toutes deux autour de

leur centre de gravité commun.

Fig. 3i.

(^cst ainsi que Bessel avait interprch' les observations dont il disposait; et il avait assigne à la période une durée de ioo ans : depuis lors, la dur<'T de la période a été j)rogressivement augnienlée, et par suite la courbure de Torbite diminuée, par les astronomes qui se sont occupés di* ce système, jus(|u'à ce que, on iî^"5, Flammarion, r 'unissant les observations connues depuis sa (b'îcouverte, ait roiistalé cpielles se placent sur une ligne absolument droite qui, d'ailleurs, ne contient pas l'étoile principale.

!V2){. Le mouvement relatif de Tune des étoiles, par rapport à l'autre, est une ligne droite : c'est là un fait assez curieux qui augmente encore l'intérêt de ce couple.

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