‹ Traité d'astronomie stellaireChapitre 96 sur 281 · CHAPITRE XV. — ASTRONOMIE DE l'iKYISIBLE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV. — ASTRONOMIE DE l'iKYISIBLE

mêmes conclusions si leurs observations avaient été aussi étudiées et si nos moyens de mesure avaient depuis longtemps été plus précis.

Notre Soleil n'apparaît donc plus seulement comme une étoih^ relativement petite parmi toutes les autres, mais aussi comme une exception relative par le mode de constitution du système doni il est le corps prépondérant.

Les études qui suivent rendront ces conclusions plus probables encore.

D'un autre côté, les grandeurs stellaires de Procyon et de Sirius étant respectivement o,5 et — 1,5, cette dernière étoile est treize fois plus brillante que l'autre : et, comme Sirius est cinq cents fois plus brillant que le Soleil, l'éclat de Procyon serait quatre-vingts fois plus grand que celui-ci.

Le système de Procyon, quoique relativement pesant, est donc relativement peu brillant; l'étoile principale est loin d'être des plus lumineuses et son compagnon jaunâtre ou pourpre est pour ainsi dire obscur : d'après les grandeurs adoptées ci-dessus, le pouvoir radiant du compagnon serait inférieur à â^^q de celui Je Procyon et à sqoouoo ^® celui de notre Soleil qui a cependant la même masse.

En outre, ces deux étoiles, Sirius et Procyon, nous sont un exemple remarquable de systèmes binaires dont les composantes, de masses à peu près équivalentes, ont cependant des éclats intrinsèques très différents.

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