‹ Traité d'astronomie théorique (volume 3)Chapitre 111 sur 111 · LIVRE V, G H A F. lîL a · texte numérisé non relu

LIVRE V, G H A F. lîL a

f. a6i« Dans les rechercîies précédentes nous avons regardé rëtat de î'ahr.osplière comme constant,: sans cependant le déterminer autrement que par les réfractions observéeso Si l'on demande donc une précision parfaite , il est nécessaire, ou de ne comparer que des observations qui ont été faites lorsque l'état de l'atmospliëre était absolument le même, ou de pouvoir calculer l'influence de ses variations sur les rétractions. L'état de Fatmosplière relativement aux réfractions dépend de son humidité, et de sa densité, qui 8onf indiquées par l'hygromètre, le baromètre et le thermomètre. L'influence de l'humidité de l'air sur les réfractions est insensible, parce que les vapeurs aqueuses, à ce qui paraît, diminuent la densité de l'air dans le même rap = port, que leur puissance réfractive est plus forte: il n'y a donc que le ba» romètre et le thermomètre, dont il faut tenir compte. Il est vrai*^ que l'un et l'autre n'indiquent que la densité de l'ak qui environne immédiatement l'observateur , et nullement celle des couches supérieures ; mais heureusement les réfi-acHons rlépprident seulement de cette densité, si les hauteuis ne sont pas plus petites que ii degrés. Pour des liauicur© plus grandes que ii°, on peut donc corriger les réfractions par la hauteur du merctire dans le baromètre ^et le thermomètre: et cela se fait de la manière usitée dans l'astronomie. On prend pour état moyen de l'atmosphère une certaine hauteur du baromètre et du thermomètre; la réfraction qui y répond, s'appelle réfraction moyenne: on détermine ensuite, pour chaque autre hauteur du baromètre et du thermomètre, la correction qui doit être ajoutée avec la réfraction moyenne, pour donner la réfraction vraie dans l'instant de l'observation (§. il^i.). En prenant pour hauteur moyenne du baromètre, il, celle de 0,76 métrés rz: 28 pouces -|- 0,87 lign. de France :=: 29,93 pouces d'Angleterre, et pour hauteur moj'enne du thermomètre le point de congélation, zéroj nommant x le nombre des degrés au dessus de zéro, marqués par un thermomètre à mercure, divisé en 100 degrés depuis zéro jusqu'à la chaleur de Teau bouillante, « (i -f- j) la hauteur du baromètre, P la distance apparente au zénit, et azz6o'',6i6j on aura, suivant M.LapIace, la réfraction vraie zz:

"'■-"^^'^L . L«Iii±2i!tL±l£2ililjli - „ (, + j.) . c,oo. 25.54 . ^! ;

285 A S T R 0 N G M î E S P îî É R I Q U E

formule indépendante de toute hj^potlièse sur îa loi, suivant laquelle la densité de l'air varie à différentes Iiauteurs, parce qu'elle ne dépend que do leîat actuel de Fatmosplière dans le lieu de l'observateur (^). Dans les tables que M. Délambre a construites d^nès cette formule {^), la hauteur moyenne du thermomètre est lo degrés au dessus de zéro, ou -[- 8® du thermomètre d© Réaumur.

Si les hauteurs sont plus petites que îî ou 12 degrés, les réfractions dépendent non -seulement de la nature de l'air dans le lieu de Tobservateur, qui est donnée par le baromètre et le thermomètre ^ mais encore de la densité' inconnue de toutes les couches d'air ,. que la lumière a traversées, on de la loi inconnue ^ suivant laquelle la densité augmente vers- le centre de la terre. Les- corrections relatives au baromètre et thermomètre ne sont donc pas applicables aux hauteurs plus petites que la degrés, et les réfractions sont incertaines plus près de l'horison: par conséquent, les observations faites à une hauteur auJessn,i.« A^ ..^^-^^^o^^4^^ ne peuvent pas donnef îin résultat entièrement exact.

(l) Mécan. cél. T. IV. fage 'jtjx,

(a) JaJ/. «^/ro,73* fulh par h hursau des hvgit. h la fia de la Partie î*

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