‹ Traité d'astronomie théoriqueChapitre 37 sur 268 · LIVRE ïî, G H A P, lîL · texte numérisé non relu

LIVRE ïî, G H A P, lîL

comme îe plus simple, i! faut examiner ce qui en j^sli Itéra. On a vu que la parallaxe annuelle des étoiles fixes est insensible (§. i3.)* d'où il suit, que la position des étoiles ne peut être altérée par un mouvement de la terre, qui ne s'étend pas au delà de son orbite, c'est-à-dire, si le soleil est immobile: le mouvement pauallactique des étoiles suppose donc un mouvement réel du soleil, auquel participe la terre et notre oeil, ainsi que tout le système solaire. Les étoiles étant des corps semblables au soleil, Tanalogie nous porte naturellement à croire, que ces soleils sont aussi en mouvement. Cela nous ramène encore à un vrai mouvement des étoiles, qui rendra celte matière plus compliquée. Suivant cette hypothèse, une partie du mouvement propre des étoiles sera réelle, tandis que l'autre n'est qu'apparente, résultant du vrai mouvement du. soleil. Il Vécoulei-a peut-être beaucoup de siècle», avant qu'on parviendra à séparer ces- deux mouvemens l'un de l'autre, et à déterminer la grandeur de chacun. En effet, on peut se former une idée de la lenteur de ces mouvemens, en comparant la description des étoiles-, que nous ont laissée Hipparque et Ptoiémée, avec l'état actuel du ciel. Ptolémée nous a' transmis un grand nombre de positions relatives des étoiles-, ainsi que Hipparque les avait déterminéi-s par une réunion de lignes droiteS', et il nous assure que 260 ans plus- tard, il n'avait remarqué aucun changement de ces positions. Pour fournir à la' postérité le moyen de faire de pareilles recherches, Ptolémée y ajoute beaucoup d'autres positions, déterminées par ses propres observations j et nous devons à son travail la" certitude, que la situation relative des étoiles, malgré les différens déplaceniens- de î'équateur et de i'éciiptique, est aujourd'hui à peu près la même, qu'ells était il y a deux mille ans 'V;. Consiciérant la lenteur de ces mouvemens, tout ce quon peut es ,érer ju&qua présent, se réduit à déterminer d'une manière générale et approximative, la direction suivant laquelle se meut 1© soleil avec son sysième. Çuand on l'aura déterminée par des tatonnemens, ensorte qu'elle satiskisse aux observations plus qu'une autre, il faudra prendre eu t'onsi .éiiition deux circonstances qui influent sur les résultats qu'on pouriiiit en tiic-r: r.'\s; ia Ustance et le vrai mouvement des éudlps, l'un

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et l'autre nous éiant inconnus. Les étoiles qui s'écartent le plus de ce calcul parallactique, auront le plus grand mouvement réel. Cest ainsi qu'on parviendra peut-être par une longue suite d'observations, à déterminer la distance et le mouvement réel des étoiles, ainsi que le mouvement propre du système solaire.

§. 5o. Les principes de dynamique et de la gravitation universelle suffisent pour nous convaincre, qu'aucun corps céleste ne peut être dans un repos absolu. Les attractii)ns mutuelles de corps innombrables doi'tent nécessairement co^?^'"'nTrqiH:i à ces c^>rps un mouvem^eiît qui ne peut pas être recliligne, parce que la direction des iJtractions varie d'un moment à l'autre. On verra dans l'astronomie physique, qu'il résulte de l'action des forces centrales, que tous les corps d'un système, en agissant l'un sur l'autre, décrivent des courbes autour de leur centre de gravité, d'où il suit, que le solei^ aura -aussi un mouvement autour du centre de gravité de sa propre masse et de celles de toutes les planètes et comètes qui appartiennent à son système. 'Il est vrai que, vu la grandeur de la masse solaire, ce mouvement sera peu étendu, et que son centre est apparemment dans l'intérieur du soleil. Mais ce mouvement, quelque petit qu'il soit, étant modifié par les attractions des autres systèmes, suffira pour faire décrire au soleil une courbe quelconque. Il est visible qu'on peut étendre ces raisonnemens au centre de gravité de toutes les étoiles, qui sont assés près l'une de l'autre, pour exercer des actions mutuelles, ou pour former un système. On peut y ajouter la rotation du -soleil, pjrouvée par les observations: car il est naturel de penser, que la même cause qui lui a imprimé cette rotation, doit en même tems lui avoir communiqué un mouvement de translaiion. Comme il en est de même des autres étoiles, on soupçonna dans les tems modernes un mouvement propre du soleil et de toutes les étoiles, avant que les observations Tavsient indiqué (^). Onoique les observations n'aient donné que peu d'éclaircissemens sur cette m.atière, il sera bon de montrer ici, comment on peut parvenir à connaître le mouvement propre du soleil et des étoiles.

(i) On trouve des idées sublimes sur cet objet dans les lettres eosmohgiques de Laml^rt.

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