‹ Traité d'astronomie théoriqueChapitre 46 sur 268 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Phénomènes généraux des Planètes,

§. 6i. il est permis au philosophe, de s'élever à ces vastes régions <5a ciel étoile, que nous venons de parcourir^ il lui est permis, de se livrer un moment aux rêveries de son imagination, d'arranger par la pensée l'univers de la manière qui lui paraît la plus digne de la sagesse infinie, et de jouir d'un plaisir, dont peu de personnes sont capables de jouir. Mais il serait indigne de lui, de s'arrêter à. ces productions de l'imagination, de les faire valoir plus qu^elles ne valent, ou de s'aviser d'élever des monumens destinés à l'éternifé, sur ce fondement qu'un souille peut déiruire. Il faut qu'il se sépare sans regret de la compagne agréable, la fantaisie, pour suivre la voix plus tranquille de la raison: il faut qu'il descende des objets, trop sublimes pour son esprit borné, au grain de sable qu'il habite. Le vrai philosophe ne fait aucun pas sans le flambeau de l'expérience, et l'asSronome ne reconnaÎL d'autres vérités, que celles qui sont fondées sur des observations: le grand objet, situé hors de sa sphère d'observation, lui importe moins, que le petit objet qui est assés près pour être mesuré. La multitude

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