‹ Traité d'astronomie théoriqueChapitre 61 sur 268 · XVII. Rz=:Dsec · texte numérisé non relu

XVII. Rz=:Dsec

La formulé XIV. sera disposée plus favorablement, en calculant, comme ci-

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§. 85, Pour que les recherches détaillées sur la nature des orbites planétaires, que nous allons entreprendre, soient solides et instructives, elles doivent suivre le même ordre, dans lequel on a successivement découvert les vérités qui composent le système actuel de l'astronomie théorique. Il n'y a peut-être aucune découverte en astronomie, faite par une méthode directe. On essaya des conjectures, pour expliquer les phéaomènesj on détruisit tout ce qui ne supporta pas l'examen le plus rigoureux^ et l'on eonstrui.sit de nouvelles hypothèses, jusqu'à ce qu'on en eût trouvé, une, qui était parfaitement d'accord avec les observations, ou qui donnait des -différeuces si inconsidérables, qu'on pouvait, sans hésiter, les attribuer aux erreurs des o]5servations, ou à des causes inconnues qu'on tâcha de découvrir de la même manière. On calcula ce qui devait résulter d'une supposition arbitiaire qu'on avait faite,' on compara ce résultat avec les observations, et la différence qui se trouva entre le calcul et les observations, servait à vérifier et corriger la supposition; ainsi on trouva la vérité à l'aide d'une fausse supposition, ou de

ce qu'on appelle régula falsi. Les écrits de Kepler prouvent, que celte aiéthode indirecte l'a guidé dans toutes ses grandes découvertes. C'est à lui que nous devons presque toute la théorie de l'astronomie 5 et la route que se fraya ce grand homme avec tant de succès, doit conduire encore aujourd'hui, quiconque désire partager la jouissance de faire des découvertes, et qui ae se contente pas de remplir la mémoire àes théorèmes astronomiques. Les bornes que je me suis prescrites, ne me permettront que rarement, de développer tous les détours qui ont conduit Kepler à dévoiler les s^ecrets de la nature ; mais je me ferai un devoir, d'indiquer au moins l'ordre dans lequel Tine vérité découla de l'autre. Pour apprécier les mérites et les travaux pénibles de Kepler, il ne suffit pas de connaître ses découvertes par la lecture des ouvrages modernes j il faut avoir lu ses propres écrits, principalement celui de Stella Martls. Il est impossible qu'un auteur d'élémens d'astrononae suive le fondateur de l'astronomie moderne pas à pas^ mais il ne doit jamais le perdre de vue. Copernic et Tycho ne changèrent au fond rien ou peu de chose aux hypothèses de Ptolémée, pour expliquer la première inégalité des planètes, et Kepler Jes prit également pour base de ses recherches} mais en les comparant avec des observations exactes, il les soumit à un exa" men rigoureux, il essaya différentes manières de les corriger; mais, s'étant enfin convair.cu après un grand nombre d'essais, qu'elles n'étaient pas admissibles, il découvrit la nature des orbites planétaires. Il faudra donc commencer ici par exposer la théorie de Ptolémée, et ensuite montrer, comment Kepler procéda pour la miner successivement, pour la détruire, et pour fonder sur ses ruines la sienne.

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