L I V R K II, C H A P. I
Ipur himüre. Une de» ohservalious les plus décisivcg est celle de l’occullalldii de l'éloile double -y itp. Le» deux éioile» dont elle e»t composée, sont si piè» rime de l’aiifre, que même dan» des lunettes do onze pied» elle» parussent furmev une seule étoile. NéaniBo.ns Cassint et Messici- ont obwryé de» intervalle» de do et de 8 seconde», entre les occultation, de ce» étoile», quoique l’une et l'.iufre dispardt en moins d’une dcaii-scconde. Cela prouve, que le diamètre de» étoiles, même dans les lunette*, paraît infmiiient plu» grand qu’il ne l’est. 11 en suivrait, que la grandeur apparente de» étoile» serait tout-à-fait insensible; cependant cette assertion est sujette ù quelque» objection».
On pourrait dire que, quand-méme l’étoile fi'it éclipsée successivement, et que l immersion durât plus do deux secondes, l’impression que sa lumil-iiî fait sur notre oeil, est trop faible, pour que nous puissions «percevoir sa diminution successive: cela parait être confirmé par ce qu’on u observé dan» les étiqises solaires totale», que le premier rayon du soleil cliauge tout dun coup une nuit parfaite, en plein jour. D’ailleurs .M. llerschel , à qui i'astronomie doit tant de découverte» impoi tantes, nous assure qu’à llidc des grossissemen» élonnans que ses téiéscopes supportent, il est parvenu i. voir les noyaux des plus grandes étoiles, parlàitement rond» sans aucune lumicro étrangère, et à mesurer leurs diaméfres. .ipparens. Suivant **•» obse. vahons, le diamètre do ;r.ÿ«e.t=|", celui d’.,r/,/eW, = . l" , ,|e la c/n-.n.—
Si l’on suppose la parallaxe annuelle de ce. étoiJ« - ou le diamèr.e d'o l’orbe tendre, vu de» étoile» = y', livrai» diamè.re. de ces étoile.» et do lorbite de la terre seraient comme 1, ,1. ,1, , leur, diamètre» seraient donc de 7 à 5o million, de mille»-. Le diamètre du soleil est farc d’un cercle, dont ^le rayon e»t la dulance du soleil ija terre; il e»t =3-a'=: O,oop3i=^: d’où il suit qu. le rayon de l’orbite de ’la terre «1 io-,i roi», et le dian.ètré ai5 loi» plu» grand que le diamètre du soleil. Les e',’a- «être» de ce. étoile. .eraieU donc I.a.S. ?.„5, e, |.„5, ou .16 lois.’
ifiy foi», el'a69 lois plus grands quo celui du soleil. En supposani ^onc quelle, sont de» sp! ères comme le »ob,i|,
OJ L..XU. C-a,a/a,.;.y au... .y, ^
38 ASTRONOMIE RATIONNELLE
4'i7!-j8i ruiü, et iQ'^djiog fou plus grands que celui du soleil; la chivr* contiendrait presque ao millions de corps égaux au soleil.
§. a3. Celte grosseur immense est appujée sur des 'observations qui, malgré l'habilité des observateurs, admettent quelques doutes, vu qu'elles supposent les télescopes exempts de toute irradiation, 'et qu'elles sont contraires à ce qn'on a observé dans les occullaliuns des .étoiles par la lune; ces occultations, observées avec les mêmes léléscopcs, répandraient beaucoup de jour sur cet objet. Il est possible que ces trois étoiles ont une parallaxe plus grande, que celles qu'on a observées à d'autres étoiles; alors leur grosseur serait diminuée dans le même rapport. Du reste, le soleil n’est pas la règle pour les autres corps célestes: il est au contraire probable, qu’il y a une infinité de soleils., plus grands que le nôtre; et peutêtre celui-ci est un des plus petits solgils, ainsi que notre terre est une des plus petites planètes. Le seul résultat sûr qu’on puisse tirer de ces observations, c'est qu'en général les étoiles sont aussi grandes, «t peut-être beaucoup plus grandes que le soleil.
$. 24. Le plus petit diamètre apparent d’un corps opaque, qui soit perceptible à nôtre oeil, est de ®sis si le corps est lumineux, la limite de visibilité sera d'autant plus petite, que la lumière du corps est plus forte. Ainsi, puisqu’avec un diamètre de -moins de 1'', les étoiles ont un éclat si grand, que quelques unes sont visibles même au coroniencoiiicnt ilu crépuscule ou en plein jour, il n'e peut y avoir aucun doute, qu'elles n'aient une lumière propre comme le soleil. *11 est "impossible que ces innombrables étoiles, qui couvrent le ciel è des distances immenses, ne brillent que d’une lumière empruntée, parccque les .corps nécessairement plus brillans, dont elles emprunleiaient la lumière, sont invisibles pour nous. Nos yeux sentent même là dilférence entre la lumière propre des étoiles 6xes, et la lumière empruntée des planètes. Les étoiles de la première grandeur o&t un éclat , presqu'cgal à celui de Jupiter, dont le diamètre est parfois de 49"* Celle belle planète deviendrait insensible, si sa distance était doublée plusieurs fois; et c'est encore bien loin de la distance des étoiles. Il parait donc certain, que les étoiles Gxes brillent d’une lumière propre, comme le soleil, et