‹ Traité d'astronomie théorique (volume 2)Chapitre 235 sur 291 · LIVRE'VII, C H A P. I · texte numérisé non relu

LIVRE'VII, C H A P. I

: 3o6. Eu supposant la parallaxe du soleil =9'', la terre h la dislan*

ce de Jupiter qui est 5, a luis plus éloigné du suleil, aurait un demi-dia' mètre apparent de moins de a'', le diamètre do la lune serait de 1", et le ra^'on de l'orbite lunaire serait vu sous un angle d'à peu près a'. Ln luuc serait donc invisible à lu vue simple ; et en supposant même les satelli* les de Jupiter et leurs orbites deux fuis plus grands que la lune èt que son orbite, ils paraîtraient sous tin angle de 1", et éloignés de Jupiter de 4' diamètre de leur planète. La petitesse de leur dia*

mètre et de teur distance au disque luisant de Jupiter, les rendrait invisibles à l’oeil nu sur la terre, et l’un ne pouvait pas espérer de les voir avant la

découverte des léléscopss. Les sulelliles de Saturne ne seraient visibles tpi'a-

Tec de très-bons léléscopes.

L’expérience a partailement confirmé tout cela. La rue la plus pere çante de l'Iiomme n'est peut-être pas capable de reconnaître 1rs satellites de Jupiter, encoie moins ceux de Saturnej mais à peine les télescopes étaientils inventés, que les satellites de Jupiter furent découverts, et avec la perfection des téléscones le nombre des salelliles connus s’est considérablement accru. Au commencement de l’an i6io, un. an après l'invenllun des télescopes, Galilée et Simon Majer (Âfanus) découvrirent quutrc salelliles de Ji<piler, et il est certain qu’il n’y en a pas davantage. On les distingue l’un de l’autre, ainsi que les salelliles des autres planètes, par la dénuminalion du premier, second, etc. suivant leur distance à la planète principale, de sorte que le premier en est le plus près.

D.inj la seconde moitié du même siècle cinq satellites de Saturne furent découverts, et pendant cent ans on n’eu. coiiiiaissail pas d’autres. Le c/tialnimc, étant le plus grand , fut découvert le premier par Huygbens en i6jj. Les qu atre autres fureiil découverts loiigtems après par Cassi%i, le V en 1671, le IH en i(i7x, le 1 et te ll^n i6-''4- Ee 1, étant plus près de Saturne que 44". est très-dilGi lie à voir. Comme il est toutefois deux fols plus éluigi.é de Saturne que l’aiiiieuii, il était à présumer, qu’entre son orbite et l’aiinrau il y avait encore des satellites, qu’on ne pourrait voir qu’avec des tciéscopes plus parlails. L’an 17^9 M. Lerschel découvrit deux /taureaux sahlliles da

47* ASTRONOMIE RATIONNELLE Saturne, dont Ie« orbitet «ont entourées par le* cinq premikre*, mai* pina éloignée* de Saturne que l’anneau: ce «ont donc proprement le I et le II, et le 111 e*t celui qu’on avait nommé jusqu’alors lé I, et ainsi de suite. Nous connaissons donc actuellement sept satellites de Saturne.

Deux ans auparavant M. Herschel avait découvert deux satellites efUranus,‘et depuis ce tems il en a encore observé quatre. On connaît donc six satellites (PUranus, et dix-huit satellites dâns le système solaire; jusqu'à présent on n’en a pas aperçu d’antres. Un satellite de Vénus que Cassini et Montaigne crurent avoir observé, n'était apparemment qu’une illusion*qui provenait de la forte lumière de Vénus , réfléchie de la surface convexe de l'oeil sur le verre oculaire, et renvoyée de celui-ci à l'oeil; car quoique les astronomes l’aient cherché avec soin , ils ne l’obt vu ni s'ur le soleil dans les passages de Vénus en 1^61 et >769, ni dans d'autres parties de son orbite.

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