CHAPITRE. I
Decouverte des S at e li it e s.
3o5. C3n appelle Lunes, Planètes teeondmres’, ou Sateüiles, les corps célestes qui ne circulent autour <lu soleil que mëdiatement, le centre de leurs «I biles n'ëtant pus le soleil, mais une planète principale qu’ils accompagnent dans sa route autour du soleil. Cette définilion se rapporte au système de Copernic: car d’après celui de Ptolémée, toutes les planètes, sans excepter \
le soleil, sont des satellites de la terre, tandis que suivant Copernic, le soleil
est le centre de toutes les orbites planétaires, la terre n'ajant qu’un seul
satellite, dont la théorie a été exposée en détail dans le Liv. JT. Comme la ^
terre est une des plus petites planètes du système solaire, et qu’il paraît que
les planètes supérieures ont plus besoin de lunes qui puissent éclairei leurs auiis, et que leurs grandes masses sont plus capables de gouverner des systèmes subordonnés, il élait naluK I de penser, que ces planètes devaient être entourées de satellites. Pour déHNr cette supposition par les observations, il est nécessaire d’examiner d’atance, comment les satellites d'uné planète •upérieure doivènt se ptéseater è la terre. Un observateur, éloigné de la
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lerre de 3ooo Je ses diamètres, serrait le drnii-diamétre de la terre sons im angle dont la cutangenle — (iuoo, ce qui lait 34 i ^ ou le double du demi* diamètre de Jupiter. Le r.ivon de l'orbite de la lune serait vu sous un angle 6u luis plus grand, ou de 34 t ot le demi diabièlre de la lune sous l'anglé — 34 » 5 9 , à peu près tomme. Vénus. L’observateur, pjacé entre
• le soleil et la terre, verrait donc deux étoiles à peu près de la grandeur de deux lois Jupiter et de Vénus, qui tourneraient autour du-^oleii en une année, d'occident à l'orient; le mouvement de la grande étoile paraîtrait assés uniforme, nuiis' la petite étoile se trouverait tantôt à droite tantôt à g/niche de la grande, et elle passeiait par dessus on par dessous d'elle, sans s'en écarter de plus de 34', ou du diamètre de la lune, vu de la lerre. En passant derrière la terre, la lune dispaiailrait souvent, étant couverte par la lerre, ou perdant sa lumière <téjà It tpielque distance. ’ DJus la conjonction inlérieure l'observateur venait, oulie ces deux curps, une tache ronde et opaque (l'ombre de la lune), qui passei.ail sur le grand disque.
Ces ronséquences sont évidentes, et si l'on iipeiçoit eireclivement des phénomènes semblables, il laut conclure qu'ils naissent d'un objet semblable, d'une planète entourée de son satellile. Ce laisonnemeut nest pas une pure analogie, mais une démonslralion astronomique: car eu astronomie' on. appelle satellite chaque curps, dont le niuuvement s'explique et se calcule à laide de l'hj'polbèse, que sou centre est quelque planète connue, quandimème on ne pour rail pas prouver rlgoureusmiieut par la mesure des disluuces, rju'il décrit un cercle autour de celle planète.
CesI en général la mélbode qui sert à distinguer les salelliles d'avec les autres aslres. Les étoiles üxes (uil aussi un monvenient propre, quoique Irès-ienl; mais il n'est pas périodique, ou sa période est si immense, que ues milliers d’années ne suUisenI pas pour la mesurer. Kn conséquence, si l’uu aperçoit deux ou plusieuis étoiles, très-près l'une de 1 autre, qui ont uu muuvement plus rapide, en s'éloigmint l'une dml’adlre de deux eûiés, sans tran> 'cbir une certaine limite, et qui ’ suiverf(||P mouvemeiil plus simple de la plus glande étoile; oh peut en intéler, que les pditas étoiles sont des sa- 'teliitus de la grande étoile- '.•■'ci • • . •