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de la courte durée de* périodes des satellites, et des éclipses qui arrivent prèsque tous les jours.
32-j. Le satellite, en passant entre Jupiter et le soleil, projette sur
Jupiter une ombre qui se voit distinctement avec de bonnes Inneltes, et qui
doit nécessairement être plus petite que le satellite. Si Jupiter est en même tems près de son opposition, le satellite cachera à la terre son ombre. On sait que la lumière des satellites est très-variable, d'où il faut conclure, 'qu'ils tournent sur un axe, et que leur surface est couverte de taohes, dirigées tantôt vers la terre, tantôt de l’autre côté. Une autre expérience ne laisse aucun doute sur cette rotation. Lorsqu'un satellite passe sur le disque de Jupiter, sa lumière se confond avec celle de la planète, et il est dilhcile de le distinguer par son éclat un peu plus fort. Cependant le IV satellite, dans chaque passage sur Jupiter, paraît comme une tache noire dont pn ne voit rien dans d'autres situations
de ce satellite ('). Il s'en suit que le IV satellite tourne constamment le
même côté vers Jupiter, et que par conséquent, è l'instar de la lune, il.toume sur son axe dans le même tems où il lail^ne révolution autour de Jupiter:
. Le V satellite de Saturne otTre un phénomène tout semblable. Il est toujours visible, quand il se trouve à l’occident de Saturne; mais du côté oriental il disparaît entièrement, comme s'il était éclipsé ou rouvert par un nuage, ou du moins sa lumière devient extrêmement faible ;. Il serait difficile d’expliquer ce phénomène autrement, qu’en supposant que la moitié de sa surface est de nature à réfléchir très-peu de lumière, et que ce côté est constamment dirigé vers la terre et le soleil, pendant qu’il décrit la .partie orientale de son orbite, et qu’il tourne vers le soleil le côté opposé qui est plus lumineux, dans la partie occidentale de l’orbite: d’où il suit le même résultat, que ce satellite a une rotation parfaitement égale à sa révolution; résultat qui a été entièrement confirmé par les observations de M. Herschel. Schroter a découvert des taches sur tous les satellites de Jupiter, et des variations périodiques de la lumière des cinq anciens satellites de Saturne; et après avoir suivi qpt nhjet avec lê plus grand soin, il a trouvé le résultat remarquable, que
(i; Aw/on. iViw. Malh. £<». III. frof. XFII.
5o4 astronomie rationnelle
ces neuf salellitcs, ainsi que la lune, tournent sur un axe précisément dans le tems d’une révolution autour de leur planète (' ). Parmi les iB satellite* que nous connaissons, il y a donc dix qui suivent cette loi: quant aux huit au{res, leur rotation nous est inconnue. Il ne parait donc admettre aueun doute, que c’est une loi de la nature, commune à tous les sateflites du sys> tème solaire.'
(l) Voj, gtogr. Hphimtr. un Zach, 1. Boni, 1. Si' pag. t3l.