‹ Traité d'astronomie théorique (volume 2)Chapitre 290 sur 291 · ASTRONOMIE R A T I O N N E L I, E · texte numérisé non relu

ASTRONOMIE R A T I O N N E L I, E

une droite opposite au soleil, si la cbniMe passe par le noeud p'rès du péri- Iiéliej et qu'en d'autres cas elle paraîtra d'autant plus courbée, que la latitude de la comète est plus grande. T.a courbure étant l'effet dr In résistance qu'éprouve le inouvenient D</, Ec, elle serait nulle, si Ce coïncidait avec CS; d'oé il suit que la courbure augmentera aVec l'angle SCe, et qu'elle sera la plus grande li où SCc est un angle droit, c’est-à-dire dans lo périhélie. Comme la résistance agit suivant r/D, cE, etc. elle serrera les parties antérieures ou e.xtéricures du côté conve.xe de la queue edef, qui par conséquent seront plus denses et brillantes que celles du côté concave. Ces résultats sont conhr'més par les obserr allons.

Mais il est moins facile d’e.vpliqucr d’autres phénomènes. Tels sont la scparalicm de la queue en plusieurs branches, et les changemens qui s'y font do tems en lems avec une rapidité inconcevable, eic. Ce qui est le plus frappant, c’est l'immense étendue de l’almosphère des comètes , comparée à la petitesse extrême du noyeau. Peut-être aucun astronome n'est encore parvenu à observer e?tacfcmcnt le véritable noyeau, et l'on est porté, à croire qut la comète entière n'est composée que de vapeurs , du moins auprès du péribélie: car on aperçoit sans difficulté les plus petites étoiles à travers le milieu de la masse de la comète, qu’on avait prise pour le noyeau. Il est probable que les vapeurs, après avoir été décomposées par les rayons du soleil, se condensent de nouveau, à mesure que la comète relouine a son aphélie. Du reste, il semble que ces vapeurs ont une lumière propre, parce qu’on n'a jamais ou Itès-rarement vu de phases dans les combles.

5- 3no. Les comètes qui , après s’êire plongées dans l’atmosphère du soleil, s'en éloignent jusqu'aux limites extrêmes, et peut-être au-delà du système solaire, en traversant successivement les orbiles de toutes les planètes, sont, selon Newton, le moyen qui maintient la circulation éternelle de la nature. Les idées d'un philosophe comme Newton méritent toujours nôtre rétention, quand-même nous ne les approuverions pas. Les mers de la terre étant échauffées par le soleil, lenrs eaux se Iransfomient en vapeurs qui s’élèvent au.x régions plus froides, ot'i elles s'amassent en nuages qui sont

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